jeudi, 20 novembre 2008

Plan d’action pour l’alimentation biologique en Ile-de-France

1069467290.jpgUne belle journée au conseil régional...
Bonne lecture
Alain


Galette de céréales et yaourt « bio d’Ile-de-France », lotissements AB, couveuse…


Plan d’action pour l’alimentation biologique en Ile-de-France


Afin de répondre à la forte attente des Franciliennes et Franciliens de disposer d’une alimentation saine et de proximité, Jean-Paul Huchon, le Président de la Région Ile-de-France a confié à Anny Poursinoff, conseillère régionale, Les Verts, une mission pour formuler des propositions afin de développer l’agriculture biologique (AB) en Ile-de-France. Le rapport, fruit d’une année de travail, est présenté aujourd’hui en séance plénière et propose un plan d’action.

Ce rapport montre que les conversions à l’AB sont freinées par le manque d’impulsion et d’accompagnement des groupements économiques, la résistance et le déficit technique d’agriculteurs vis-à-vis de la technique bio, un difficile accès au foncier, et des incitations financières de l’Etat insuffisantes. Cependant, le dynamisme de l’AB est une réalité depuis quelques années par une demande croissante des consommateurs et le développement des Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP) liée à un maraîchers bio. Enfin, les potentiels en élevage et en arboriculture existent, bien qu’encore restreints.

Afin de répondre à ces besoins, le rapport propose notamment :

 de nouvelles filières économiques : en plus du pain « bio d’Ile de France »®, deux nouvelles filières sont proposées, une galette de céréales et un yaourt bio Ile-de-France ;
 l’accompagnement des collectivités pour valoriser leur foncier disponible avec des dispositifs innovants : « couveuse bio » (structure agricole conduite par des professionnels et organisant la transition pour les candidats à l’installation en AB), « lotissements AB » (un lotissement agricole vise à installer plusieurs producteurs sur le même site pour mutualiser les moyens) ;
 l’accompagnement des candidats à l’installation ou des agriculteurs en conversion par un réseau d’accompagnement renforcé ;
 un renforcement des formations à l’AB, quasi inexistantes ;
 la mobilisation importante de la recherche-développement par le biais de la politique de subventions des Domaines d’Intérêt Majeurs (DIM) et en dotant la région d’une plateforme scientifique dédiée.

La commande publique liée à l’introduction de repas bio en restauration collective scolaire apparaît comme un levier déterminant. Ces objectifs sont partagés avec l’Etat, responsable de la politique agricole. Un plan concerté englobant l’ensemble des démarches partenariales pourra être engagé dès 2009.

En accord avec les objectifs environnementaux du SDRIF, l’AB représente un outil d’aménagement sur les territoires pour la qualité de l’eau, la biodiversité, mais aussi la vitalité socio-économique : il appartient aux chambres d’agriculture de placer enfin l’AB au coeur de leurs efforts avec les agriculteurs.

Devançant le Grenelle de l’Environnement, le Conseil Régional d’Ile de France a voté dès 2005 un dispositif exemplaire au niveau européen d’aide au maintien et en 2007 une stratégie régionale en faveur de l’agriculture biologique proposant toujours de soutenir fortement le maintien et la certification et de tripler les surfaces régionales réservées à l’AB : cela implique de passer de 0,8% de la surface agricole à 2,4%, soit de 4400 ha à 13 000 ha. L’ensemble des structures pour l’agriculture, de la formation agricole à la recherche agronomique, doit maintenant se mobiliser.