dimanche, 11 novembre 2007

Un sénateur : objecteur de conscience!

84025ca83e1c55921244b3293df30878.jpgJe ne résiste pas à la joie de vous faire partager le portrait du nouveau sénateur vert et alsacien : Jacques Muller.
Pourquoi? parce qu'il est vert mais aussi et surtout parce qu'il est issu d'un mouvement de pensée qui a fait naître mes premières envies d'actions associatives puis politiques : La non-violence. Un mouvement qui se réclame de l'action de Gandhi, Martin Luther-King et qui en France à trouver en Jacques Muller un des écrivains les plus ardents.
Ainsi, j'ai choisi très vite de ne pas faire mon service militaire et de choisir l'objection de conscience. De dire non à un service militaire obligatoire pour faire le choix de 24 mois (le double de temps) dans une association au service de la population.
J'ai un profond respect pour les anciens combattants, pas pour les politiques qui ont décidé de la "grande boucherie" de cette guerre de 14-18. C'est sur cette responsabilité qu'il faudrait revenir en ce 11 novembre.
Bonne lecture.

Jacques Muller, un sénateur très Vert
LE MONDE | 01.11.07 | 15h18 • Mis à jour le 01.11.07 | 15h18


Un de ses fils lui a dit : "T'as pas le style pour le Sénat." Il porte un nom très commun en Alsace, mais le sénateur Muller, produit collatéral de l'ouverture à gauche du président Sarkozy, est atypique. Un écolo, adepte de Gandhi, a été propulsé dans le fauteuil d'un social-libéral, colonel de réserve.


Quand Jacques Muller a hérité du siège de Jean-Marie Bockel, maire ex-PS de Mulhouse, devenu secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, il n'y a pas eu que des heureux. "Une pilule difficile à avaler", admet le député UMP du secteur, Michel Sordi. D'autant plus difficile que l'entrée du maire de Wattwiller au Palais du Luxembourg semblait improbable : dans le Haut-Rhin, il n'était que le numéro trois de la liste PS-Verts aux sénatoriales de septembre 2004, marquées par l'élection programmée de Jean-Marie Bockel.

C'est l'élection surprise de la numéro deux de la liste qui a propulsé Jacques Muller au Sénat. Ce qui lui permet aujourd'hui de pourfendre dans l'Hémicycle la loi Hortefeux sur l'immigration, "instrument de la politique spectacle", ou de s'en prendre aux pannes à répétition de la centrale nucléaire de Fessenheim.

"Par passion du métier", il est resté vingt-sept ans professeur d'économie générale et rurale au lycée agricole de Rouffach. Des années que ses copains de promotion de l'Institut national agronomique de Paris ont mises à profit pour faire carrière dans l'administration. Maintenant, c'est lui qui dispose "d'importants moyens d'investigation" pour continuer sans relâche son combat contre les OGM. Pour les vacances, il n'a rien changé à ses habitudes : camping en famille et Grand Bal de l'Europe, un festival folk dans l'Allier. Au Sénat, "par respect pour l'institution", il porte une cravate.

"Il marche vite", a déjà observé un huissier. Pressé d'apprendre le métier ? Jacques Muller est surtout soucieux de ne pas décevoir. Monsieur le maire est connu en Alsace pour avoir promulgué, en juin 2004, un arrêté interdisant la culture de plantes OGM, annulé deux ans plus tard par le tribunal administratif de Strasbourg. Le maire de Wattwiller a alors assigné le ministre de l'agriculture en justice pour contraindre son administration à fixer un périmètre de sécurité entre une production biologique et une production d'OGM.

Dans la grande tradition des plaideurs qui prévaut chez les Verts, Jacques Muller s'est engouffré dans une brèche juridique. "L'Etat français traite différemment les essais de cultures OGM en plein champ - strictement réglementés - et les cultures OGM commerciales, qui se font dans l'absence totale de règles de protection", explique-t-il. Il dénonce avec fermeté le refus français de transposer la directive européenne sur le contrôle des risques liés aux plantes génétiquement modifiées. "Ce n'est pas une lubie. Je fais mon travail de maire pour protéger un agriculteur biologique", dit-il. Le jugement est très attendu par d'autres maires anti-OGM.

Plaideur oui, mais pas adepte de la désobéissance civile : l'élu ne fait pas partie des groupes de faucheurs sauvages. Il préfère se concentrer sur l'action en justice pour faire avancer son projet de moratoire. "Faucher des OGM en plein jour en prévenant d'abord les gendarmes et les médias, c'est une démarche courageuse. Le faire de nuit en catimini, c'est un acte antirépublicain, une forme de vandalisme", proclame-t-il.

C'est l'engagement pour le tiers-monde qui a poussé cet ancien élève de René Dumont à rejoindre les Verts. A l'approche de la trentaine, il a trouvé sa voie militante et idéologique au sein du Mouvement pour une alternative non violente (MAN). Il a été objecteur fiscal - avant de devenir non imposable. Le soldat Muller a effectué son service militaire en Allemagne, "pour obéir à (son) père", mais s'est déclaré objecteur de conscience. Ce souvenir en ravive un autre, celui de "débats mémorables" sur la politique de défense à la fédération socialiste du Haut-Rhin, dont le jeune responsable était alors un certain... Jean-Marie Bockel.

"Pouvoir mettre en pratique ses idées, c'est le bonheur du maire", dit-il. Ce "radical réformiste", comme il se définit lui-même, a découvert sur le tard les joies de l'action publique. Construire un bâtiment municipal en respectant les règles du développement durable en est une, assure-t-il. Elu sur une liste d'entente communale sans étiquette, il affiche ses convictions dans un village où, comme partout en Alsace, deux électeurs sur trois ont voté pour Nicolas Sarkozy le 6 mai.

"Parler vrai et agir juste" est le credo de cet édile que ses administrés respectent sans partager toutes ses idées. Notamment son discours sur la non-violence, nourri par une foi chrétienne de pratiquant. "Au moins, lui, il ne retournera pas sa veste. C'est un homme intègre", se rassure un habitant de Wattwiller, dérouté que Jean-Marie Bockel soit entré au gouvernement.

Ses amis Verts se montrent d'autant plus élogieux à son égard qu'il n'appartient à aucun courant. Ils le décrivent brillant, modeste, travailleur, loyal, toujours disponible. "J'ai presque envie de remercier Jean-Marie Bockel", ose Djamila Sonzogni, conseillère régionale des Verts. "Ce n'est que justice, il le mérite. Jacques Muller est le meilleur du secteur", affirme Christian Weiss, secrétaire général des Verts en Alsace.

Il est vrai que, pour un parti en perte d'audience dans son berceau, le nouveau sénateur apparaît comme un homme providentiel. "On souffrait d'un manque de relais médiatique. Il permettra de mieux faire entendre les idées des Verts", se réjouit la conseillère régionale d'Alsace Andrée Buchmann, une Verte historique.

Jacques Muller, cinquième sénateur des Verts, veut continuer à vivre simplement, selon le principe de décroissance qui l'a conduit à réduire ses désirs de consommation au profit d'une "sobriété heureuse". "Il va toujours à la mairie à vélo", précise sa femme, Christine.

"C'est l'action et non le fruit de l'action qui importe. Vous devez faire ce qui est juste (...). Vous ne saurez peut-être jamais ce qui résultera de votre geste, mais si vous ne faites rien, il n'en résultera rien." Il avait reproduit cette pensée de Gandhi sur sa carte de voeux pour l'année 2006 et la méditait après son score "décevant" aux élections législatives du mois de juin - 7,8 % - quand Jean-Marie Bockel l'a appelé pour lui annoncer que le fruit était tombé.



Adrien Dentz

vendredi, 28 septembre 2007

Aulnay-sous-Bois: mise en place d'un conseil pour les droits et devoirs des familles

510aad51d08fa9c1dc56fe8de6f19095.jpgDécidement cette municipalité aime faire de la com. avec les conseils...Le dernier est celui qui se nomme conseil pour les droits et devoirs des familles. C'est même la course pour être parmi les toutes premières villes. Communication en direction du Parisien dès hier, jour du conseil, puis ce matin avec un article interessant reprenant les positions du maire et de son opposition.

La délibération 57 portait donc sur la constitution d’un conseil pour les droits et devoirs des familles. Conseil issu de la loi dite de prévention de la délinquance, présentée par l'ancien ministre de l'intérieur qui a chaque problème dans le pays suivi d'une forte émotion veut produire une loi sans avoir évalué la précedente ni donné les moyens aux services existants de faire correctement leur travail. L'agitation dans ce domaine est préjudiciable au travail de très longues haleines des travailleurs sociaux.

Le sujet est particulièrement important puisqu'il s'agit d'agir dans le domaine de l'aide aux familles, de l'accompagnement de celle-ci et de leurs enfants. Nombre de familles se sentent démuni face à la dérive de leurs enfants et je me souviens des questions angoissées de parents d'élèves quand j'étais enseignant sur ce qu'il devait faire face aux problèmes d'autorité qu'ils rencontraient. J'avais été surpris que cette demande s'adresse à moi, jeune enseignant, sans enfant à l'époque, mais il s'adressait à travers moi au représentant de l'institution scolaire et au professionnel formé au dialogue avec les enfants.

Après avoir dialogué, parfois très longuement, je les orientais toujours vers l'assistante sociale formée à l'écoute, à l'orientation des parents comme des enfants et connaissant parfaitement les mécanismes psychcologiques. Nous avions la chance d'avoir dans notre établissement en ZEP une assistante sociale, ce qui n'ait pas le cas de tous les établissement où les enfants peuvent faire toute leur scolarité sans avoir la possibilité de rencontrer une assistance sociale qui dans le secret de son bureau pourra écouter, conseiller, rappeller les règles du vivre ensemble et trouver avec les parents et les jeunes des moyens de sortir des conflits et d'aider à surmonter les difficultés de vivre. Le point crucial est cette confiance que toute personne peut accorder à une assistante sociale du fait du secret professionnel. Or dans le dispositif, on parle de secret partagé avec le risque de confusion des genres, de stigmatisation des familles, de transformation des travailleurs sociaux en indicateurs. C'est contre-productif et dangereux parce que cela amenera peut-être les familles à ne plus oser se rendre chez les travailleurs sociaux.

Hier, cette question de l'accompagnement des familles est intervenue après minuit, soit trois heures après le début du conseil municipal. Je vous rappelle que c'est le maire qui décide de l'ordre du jour, de l'ordre de passage des délibérations, de celles qui seront affichées c'est à dire qui ne seront votées formellement que s'il y a questions des élus de l'opposition. Element premier de communication mais pas des débats de notre conseil municipal. Vous pouvez lire aussi l'article sur mon aulnay.
Hier, vers 1h du matin, nous aurions pu ainsi regarder la trentaine de délibérations affichées! Elles sont de fait adoptées à l'unanimité. Par précaution, j'indique maintenant que je m'abstiens sur toutes les délibérations affichées. L'unanimité ne se fera pas à l'insu de mon plein grès.


Ce conseil est définie avec précision ici.



La Commission National Informatique et Liberté (La CNIL) a porté dans le débats son appréciation au regard des libertés.


L’institution d’un conseil pour les droits et devoirs des familles (articles 6 et 7)
Ce conseil aura pour mission de dialoguer avec les familles, de leur adresser des recommandations et de proposer des mesures d’accompagnement parental.

Le maire peut, d’une part, proposer un accompagnement parental si l’ordre, la sécurité ou la tranquillité publiques sont menacés par un défaut de surveillance ou d’assiduité scolaire et d’autre part, demander à la caisse d’allocations familiales concernée de mettre en place un dispositif d’accompagnement des familles.

L’accomplissement des missions dévolues au conseil des droits et devoirs des familles suppose que celui-ci puisse disposer d’informations individuelles sur les familles, ces informations étant en outre susceptibles d’être communiquées à d’autres destinataires (« tiers concernés ») qui d’ailleurs ne sont pas définis. Se trouve ainsi institué un dispositif de signalement des mineurs et des familles à problèmes résidant dans la commune, sans qu’aucune garantie ne soit apportée ni sur l’origine des informations qui seraient utilisées pour procéder à ce signalement, ni sur les critères déclenchant ce signalement, ni sur les modalités de transmission et de traitement des informations et la nécessaire confidentialité de celles-ci.
En outre, dans la mesure où des informations individuelles sensibles, relevant de l’intimité de la vie privée des familles, seraient ainsi recueillies, traitées et conservées, il appartient au législateur de définir précisément les garanties assurant le respect des droits et de la vie privée des personnes.
Le projet de loi présenté en Conseil des ministres n’a ajouté aucune garantie particulière au texte initial.

mercredi, 19 septembre 2007

Le rapport Belpomme réveille le gouvernement...et Tartuffe!

Libération de ce jour revient sur le rapport Belpomme que nous avons mis en ligne sur ce site hier soir. La ministre de la justice ne semble pas pressée de répondre positivement à la demande d'un procès pour empoisonnement. A suivre.

Le rapport Belpomme, un pépin pour le gouvernement
Santé. L’Etat voulait minimiser les effets du chlordécone aux Antilles.
Par Renaud Lecadre
QUOTIDIEN : mercredi 19 septembre 2007
Le rapport du P r Dominique Belpomme, rendu public hier, était fort attendu. Pas tant son contenu, qui reprend une littérature abondante - publiée depuis trente ans ! - sur la pollution endémique des Antilles par un pesticide (le chlordé­cone), utilisé par les planteurs de bananes. Mais plutôt la forme employée par ce cancérologue de l’hôpital Pompidou, qui s’y connaît en agitation médiatique. Son interview, la veille dans le Parisien, évoquant une «catastrophe sanitaire» , a suffi à semer la panique au sein du gouvernement.
Il s’y était pourtant préparé. En août, après avoir pris connaissance des éléments de son enquête, la trop peu connue Mission interministérielle et interrégionale chlordécone, manifestement plus soucieuse de protéger les décideurs publics que les consommateurs antillais, donnait le ton de la riposte : «Attaquer D. Belpomme sur son manque de rigueur, ses approximations et affirmations sans preuve pouvant aller jusqu’à l’imposture, quand il affirme le contenu p urement scientifique de son rapport, pourrait n’être pas de bonne politique, vu la notoriété du personnage et sa capacité de prendre le public à témoin si on le martyrise. La réponse devra donc être indirecte […]. Elle ne doit pas venir de l’Etat mais des chercheurs et instituts attaqués, au risque d’alimenter la thèse qu’ils sont à la botte.»
Diable… Belpomme, dont l’expertise privée a été commandée par une association, Puma (Pour une Martinique autrement), ne méritait pas tant d’honneur. Pour l’essentiel, il réaffirme ce que tout le monde sait déjà : les eaux et les sols antillais sont pollués pour des siècles et des siècles.
Record. Reste l’essentiel : les produits contaminés (légumes, crustacés…) sont-ils dangereux pour l’homme ? Faute d’études épidémiologiques, nul ne le sait à ce jour. Belpomme lui-même se garde d’établir un lien de causalité entre le chlordécone et le record du monde du cancer de la prostate enregistré en Guadeloupe : «Rien ne le prouve», avant toutefois d’ajouter que «cette flambée de cancer n’est pas le fruit du hasard»…
Là, réside peut-être le scandale. «On nous dit d’attendre le résultat des enquêtes épidémiologiques, ça fait trente ans qu’on les attend, peste Harry Durimel, chef de file des Verts en Guadeloupe, auteur d’une plainte pénale pour empoisonnement. Si c’était en métropole, on aurait recherché depuis longtemps les conséquences sur la santé humaine.»
Comble. Le rapport Belpomme a dopé les politiques. Christian Estrosi, ministre des Dom-Tom, a illico annoncé un énième voyage aux Antilles, avec journalistes embarqués, histoire de démontrer par l’image qu’il prend le problème à bras-le-corps. Comble de l’absurde, il se dit favorable à une commission d’enquête parlementaire sur la pollution aux Antilles, alors qu’il avait promis, dans le sillage du cyclone Dean il y a un mois, un plan d’indemnisation des planteurs de bananes, leur permettant de repolluer.
Cette histoire d’enquête parlementaire tourne au gag. L’Assemblée nationale s’était déjà saisie du sujet en 2005 ; son rapport, lavant les pouvoirs publics de tout soupçon, louant le «contrôle vigilant des services compétents». C’était une mission d’information et non une commission d’enquête : le ministère de la Santé avait pu envoyer paître les députés. Un «rapport de camouflage», tonne Victorin Lurel, député-maire de Guadeloupe. En août, il réclamait, au nom du PS, une vraie commission d’enquête.
La garde des Sceaux Rachida Dati vient d’écrire au président de l’Assemblée : une enquête pénale étant en cours, le Parlement ne saurait empiéter sur la justice. «Chef» revendiqué du parquet, elle s’oppose pourtant à la recevabilité des plaintes pour empoisonnement déposées par des associations, jusqu’à se pourvoir en cassation.

Au concours du plus tartuffe, Dati écrase Estrosi.


http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/279394....

jeudi, 02 août 2007

CPER : les Conseillers régionaux Verts voteront contre!

medium_IMG_3459.JPGJe vous avais laissé entendre ici que le contrat de projet n'est pas à la hauteur des enjeux climatiques, sociaux et notamment de désenclavement de certains quartiers. Après une discussion de haute qualité, le groupe Vert à la région Ile-de-France a décidé hier de voter contre ce projet afin de mettre chacun devant ses responsabilités et notamment le président de Région et président du STIF.

Nous assistons à un désengagement de l'Etat des transports en commun publics. Je vous transmets l'entretien que j'ai donné hier soir à un journaliste de 20 minutes sur ce sujet et une dépêche AFP. Je rappelai dans cet entretien l'excellent travail de mon collègue Marc Lipinski, pour faire avancer les conditions d'accueil des étudiants francilien qui se traduit dans ce contrat de plan par des avancées.

Je vous donnerai dès que possible l'ensemble des chiffres (c'est fait), mes analyses et celles de mon groupe.

Notons que le président Huchon avait annoncé, avant même notre décision, qu’il avait une majorité PS-UMP pour voter ce contrat de projet. Une façon de faire qui manque de courtoisie vis à vis de ses partenaires et bloque la réflexion du groupe socialiste dont les élus aux transports jugent avec nous que le compte n'y est pas. A suivre!

Alain Amedro: «Huchon doit réfléchir à son message»20 Minutes | édition du 06.02.07


Alain Amedro, Conseiller régional Vert.

Les Verts ont décidé de ne pas voter le contrat de projet Etat-région (CPER) 2007-2013, qui sera soumis à l'assemblée régionale les 15 et 16 février. Pourquoi ?

Après une longue hésitation, et malgré les efforts consentis pour les universités d'Ile-de-France, nous estimons que l'enveloppe du gouvernement pour les transports en commun est insuffisante. Elle est inférieure à la dotation du contrat 2000-2006. Or, nous sommes en 2007, les enjeux du réchauffement climatique, dû en grande partie à la voiture et aux camions, sont dorénavant connus de tous. Le président de la région doit donc renégocier une enveloppe supérieure auprès de l'Etat.

La dotation de l'Etat n'a perdu que 30 millions d'euros (de 832 millions à 802 millions) en six ans, et elle avait été particulièrement généreuse en 2000...

Avec l'inflation, le passage à l'euro, nous estimons que la vraie valeur de l'enveloppe en 2000 était supérieure à 1 milliard d'euros. Et dans le contrat 2007-2013 ne figure plus le financement de la qualité de service, qui se chiffrait à 153 millions d'euros.

Jean-Paul Huchon a déjà annoncé qu'il se passerait du vote des Verts pour faire passer le CPER, en s'appuyant sur les voix de la droite, qui votera un texte validé par le gouvernement de Villepin...

Jean-Paul Huchon doit réfléchir au message qu'il veut faire passer, à trois mois de la présidentielle. Ce message est-il « UMP-PS, même combat ? » Cela va-t-il crédibiliser l'action politique ? Nous faisons un appel au président de la région, pour qu'il repousse le vote après les élections, afin de renégocier avec le futur gouvernement, et ainsi qu'il fasse adopter le contrat avec sa majorité naturelle.

Et si le nouveau gouvernement ne vous était pas favorable ?

Au moins sera-t-il légitime. Celui-là ne gouverne plus. Et puis j'entends Nicolas Sarkozy faire de beaux discours sur les transports. S'il n'en veut pas, qu'il le dise tout de suite.

Que manque-t-il dans ce contrat ?

Les lignes 13 et 11 n'ont obtenu des budgets que pour des études d'amélioration et de prolongement. Il manque des projets de transports en site propre dans le Val-de-Marne et en Seine-et-Marne. Et je ne vois rien pour l'amélioration du matériel du RER B...

Recueillis par M. B.

La dépeche AFP :
Contrat Etat-région d'Ile-de-France: les Verts voteront contre


PARIS, 6 fév 2007 (AFP) - Les élus régionaux Verts d'Ile-de-France ont
annoncé mardi par communiqué qu'ils voteraient contre le contrat de projet
Etat-région (CPER) 2007-2013 soumis au vote des élus régionaux le 14
février.
Ils "appellent le président du conseil régional et l'ensemble des élus de
gauche à reporter le vote de ce CPER".
Les Verts regrettent "que l'Etat ait imposé un calendrier intenable, au lieu
de prolonger le contrat de plan actuel d'un an".

Selon eux, le CPER "aurait dû être le moment de passer des mots aux actes".
"C'est un grand rendez-vous manqué au regard de ces défis que sont le
changement climatique, la crise énergétique, les inégalités sociales et
territoriales, ou la protection de la biodiversité", indiquent-ils,
soulignant que les crédits de l'Etat dans ce dossier sont "seulement de 25 M
EUR".
Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts,"regrette que le projet de
CPER soit en deçà des ambitions du Schéma directeur révisé (SDRIF), qui sera
présenté lors de la même séance".
Le contrat de plan Etat-Région 2007-2013 sera de 5,565 milliards d'euros,
dont 62% financés par la région.

mercredi, 18 avril 2007

Troisième aéroport : la polémique enfle suite aux propos de Ségolene Royal.

medium_contre_les_nuisances_aériennes.4.gifPour faire suite à ma note d'hier sur Royal et le troisième aéroport en Ile-de-France. Voilà une petite revue de presse. On notera que Jean-Paul Huchon a fait une réponse d'élu socialiste et non de président du conseil régional, garant d'un territoire, des décisions de son assemblée et des débats de sa majorité.
Du coup le message qui passe est que l'Etat peut imposer à la Région n'importe quelle mesure, même négative...d'un point du vue environnemental, social et économique. L'Etat peut tout faire...Sarkozy, si jamais...pourrait bien s'en souvenir. Désolant!

Dans 20 minutes Royal et la région pas raccord sur le troisième aéroport
L'annonce de Ségolène Royal de son soutien à un projet de troisième aéroport francilien (lire 20 Minutes d'hier) a semé le trouble au conseil régional d'Ile-de-France. Il y a deux mois, le président socialiste de la région refusait de l'inscrire dans le schéma directeur d'Ile-de-France (Sdrif). Embarrassant. Jean-Paul Huchon a fini par publier hier un subtil communiqué dans lequel il explique que « le Sdrif n'a pas vocation à statuer sur un troisième aéroport, ce qui relève de l'Etat ».
En revanche, les Verts ne se sont pas fait prier pour monter au créneau. « C'est une vision qui privilégie le transport aérien alors que l'urgence est à la recherche de solutions alternatives. Elle n'est pas cohérente avec le pacte écologique de Nicolas Hulot », s'étonne Alain Amédro, élu régional Vert. Qui s'interroge : « Où Mme Royal mettrait-elle cet aéroport ? Personne n'en voudra ! »
M. B.

A noter que Jean-Paul Huchon ne dit rien sur son éventuelle localisation dans Région. Pour moi, c'est clair, il faut réduire les nuisances et non les partager en les multipliant. Couvre feu doit s'imposer à Roissy.


Dans matin plus : Royal favorable à un troisième aéroport.

Dans un courrier du 6 avril adressé à l’association Ville et aéroport, Ségolène Royal assure qu’elle «mettra en
place une politique déterminée pour maîtriser la hausse du trafic aérien», soutenant le «développement d’une
troisième plate-forme en Ile-de-France». Une position qui «satisfait» l’association, composée d’élus de tous bords politiques et présidée par Jean-Pierre Blazy, député-maire PS de Gonesse (Val-d’Oise). «La candidate regrette comme nous la décision du gouvernement, dès 2002, d’enterrer le projet défendu par Lionel Jospin d’un aéroport à Chaulnes (Somme)», note Julien Delannay, chargé de mission pour Ville et aéroport.
Reste que Ségolène Royal ne se prononce pas sur une éventuelle localisation. Pour désengorger Roissy, plusieurs
sites sont possibles au nord de Paris», souligne Julien Delannay.
Hier, les Verts d’Ile-de-France ont dénoncé l’engagement pris par la candidate, l’accusant d’oublier le pacte de Nicolas Hulot sur la nécessité de «réduire la demande en transports, fortement consommateurs de pétrole et grands émetteurs de gaz à effet de serre».
Ils lui ont aussi reproché de «faire fi des débats et décisions du conseil régional». Sur ce point, le président Jean-Paul Huchon a tenu à préciser hier que l’instance «n’a pas vocation à statuer sur une troisième plate-forme aéroportuaire qui relève d’une décision d’Etat».

Métro titre sur "les Verts ne veulent pas d'un troisième aéroport"

mardi, 17 avril 2007

Prenez le temps : choisissez Voynet!

medium_DV.2.jpgVoynet, c'est la meilleure !

Ce n'est pas moi que le dit (ce coup-ci) mais pour la première fois, plusieurs grands réseaux associatifs ont souhaité analyser en détail les projets de tous les candidats, ils les ont notés et ont publié les résultats.
Les réponses de Dominique Voynet lui ont valu d'être placée en tête par :
l'Alliance pour la Planète (71 associations environnementales dont France Nature Environnement, le WWF, les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, la Plateforme du commerce équitable...)
www.lalliance.fr
le Collectif Urgence Planétaire (ONG de développement et d'environnement : CCFD, CRID, Cimade, Secours catholique, Accueil paysan, Attac, Défap, Fasti, Fédération Artisans du monde, Fédération française des MJC, Greenpeace France, Ipam, Les Amis de la terre, Ligue des droits de l’Homme, MRAP, Oxfam France-Agir ici, Peuples solidaires, Plate-forme pour le commerce équitable, 4D, RAC France, Réseau Sortir du nucléaire, Ritimo, Survie...)
http://www.etatdurgenceplanetaire.fr/index.php/Synthesean...
La Ligue des Droits de l'Homme qui « appelle les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix... l'importance donnée aux droits de l'Homme dans les positions prises par les candidats... et leur engagement réel »
http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1...
Collectif pour la santé environnementale. Des spécialistes de la santé publique à l'origine de la loi Evin de 1991 [professeurs Got, Hirsch, Tubiana, Grémy, Dubois], ont interpellé courant janvier les candidats à la présidentielle en leur présentant «16 propositions pour assurer la protection contre les épidémies industrielles».
http://www.securite-sanitaire.org/reponses/notes.htm

Dominique Voynet a d'autre part reçu un « prix spécial avec mention Transparence » par l'association Anticor, association d'élus qui luttent contre la corruption.
http://anticor.wordpress.com

Le projet des Verts : un projet utile, constructif, qui ne se contente pas de dénoncer ou de promettre !!

Alain AMEDRO,
avec l'aide de Franck Contat.

jeudi, 12 avril 2007

Votons pour la planète, votons Voynet!

medium_affiche200.pngUne petite lettre de Dominique Voynet dans ces derniers jours de cette campagne! Alors bonne lecture, bonne réflexion et bon vote!

Madame, Monsieur,Cher(e)s Aulnaysien(ne)s


Nos enfants trouveront-ils leur place dans le siècle qui commence ?

Vivront-ils en paix sur une planète préservée ?

Nous l’espérons, nous n’osons pas le leur promettre.

Nous connaissons les défis qui nous attendent : faire reculer les inégalités, chez nous et entre les peuples ; enrayer la dégradation rapide du climat ; combattre les pollutions qui empoisonnent notre santé ; protéger les ressources de la Terre ; reprendre confi ance dans la démocratie ; mettre en place des règles permettant des échanges internationaux plus justes.

Qu’attendons-nous du prochain Président de la République ? Pas des promesses au coup par coup. Mais une capacité à voir loin, et à mettre en mouvement la société. Il s’agit de remettre en cause des habitudes solidement ancrées, de contrer des intérêts puissants, de rompre avec le culte de la croissance, avec des décennies d’aliénation télévisuelle, et d’incitation à consommer, n’importe quoi, n’importe comment.

Pour une agriculture sans pesticides et sans OGM, et un avenir sans incinérateurs, sans nouvelles autoroutes, et sans nouvelles centrales nucléaires.

Pour éradiquer la pauvreté et faire cesser la violence et les humiliations. Pour en finir avec la compétition acharnée, l’angoisse de la précarité et le stress au travail.

Pour réussir la mutation vers une société de l’égalité, du partage, du savoir, de la responsabilité. Avec à la clé, des centaines de milliers de nouveaux emplois.

Pour retrouver du temps pour vivre, pour s’engager, pour créer. La droite soutient clientèles et intérêts particuliers, sans remettre en cause une organisation sociale injuste et brutale. La gauche, elle, manque encore d’audace et d’imagination. C’est quand les Verts sont là, dans les villes et dans les régions que les idées et les pratiques changent. Ils inventent depuis des années les solutions pour vivre bien dans le monde qui vient.

On ne fera pas d’écologie sans les écologistes !

Si ça compte pour vous, dites-le. Dès le 1er tour.

Dominique Voynet

http://blog.voynet2007.fr/

mardi, 27 février 2007

J'ai signé pour Dominique Voynet! Une première!

J'ai reçu samedi, par lettre recommandée avec accusé de reception une lettre de la préfecture de Seine-Saint-Denis. A l'intérieur, le si précieux document me permettant de parrainer, de présenter dit le document, un candidat à l'Election du président de la République. medium_je_signe_pour_VOYNET.JPGEt oui, le document oublie que cela pourrait être une femme, présidente de la République! une écolo, une sénatrice de notre département...
Les mentalités doivent encore évoluer...dans les papiers administratifs notamment. Parité portée par les Verts, depuis leurs origines dans les paroles et les actes : présidente de la Région Nord-pas-de-Calais de 1998 à 2004 : Marie Blandin, ministre de 1997 à 2001 Dominique Voynet, et actuellement : sénatrices 3 femmes sur 4, 1 députée sur 3!
Il faut 500 signatures d'élus pour pouvoir être présent(e) au premier tour de la présidentielle. Mais là, vous êtes tous au courant, la presse nous abreuve du décompte et on en oubierait presque le pourquoi de ces candidatures!
J'ai ainsi signé hier pour Dominique Voynet, mis cette signature sous enveloppe et posté le document.
C'est avec une certaine émotion que j'ai fait pour la première fois cet acte de soutien à une candidate. Dominique Voynet défends avec panache nos idées dans un contexte médiatique pas toujours facile, où les journalistes l'interrogent trop souvent sur les petites phrases, son score dans les sondages ou ses 500 signatures, plutôt que sur son programme, ses propositions pour la planète, l'Europe et la France.
Alors, je signe par conviction et avec le sentiment qu'elle va faire un bon score dans cette campagne!
Une première, à laquelle vous pouvez vous joindre en venant nous aider.

A bientôt!

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lundi, 26 février 2007

Aulnay-sous-Bois: Voynet sur le marché!

medium_IMG_3610.JPGDes militants verts d'Aulnay-sous-bois étaient présents sur le marché ce dimanche avec deux documents : le contrat ECOLOGIQUE, présenté par Dominique Voynet, la candidate des Verts à l'election présidentielle et un tract sur l'engagement à agir contre le réchauffement climatique.
Bon accueil, l'occasion pour retrouver des ami(e)s, des sympathisants, faire un brin de causette et parler politique...autour de Dominique Voynet et de ses propositions. "Vous croyez qu'on peut encore agir pour notre planète? moi j'utilise moins ma voiture", " le solaire doit être développé, le conseil régional a ainsi lancé une aide aux particuliers mais aussi aux offices d'HLM", "Je fais très attention à l'alimentation de mes enfants...La région aide l'agriculture biologique...",
Nous expliquons ainsi que les élus verts agissent concretement pour notre environnement à la Région, dans les communes (un marché bio à Pantin, aux Lilas...des pistes cyclabes dans de nombreuses communes grâce à l'action des adjoints verts, de Michel Vampouille à La Région). C'est aussi l'action de nos élus pour l'emploi, Jean-François Baillon à Sevran, Aline Archimbault à pantin. L'action pour notre environnement est créateur d'emploi. De l'utopie et des actes!
Les conversations tournent ainsi autour de la vie quotidienne : les tranports, le boulot, l'alimentation, l'éducation, le logement... Une envie de politique!
medium_Propositions_economiques_des_VERTS.jpgVous l'aurez compris l'écologie et sa représentante étaient bien présente dans les conversations et elle sera à Pantin, en chair et en os, avec notre programme sur l'emploi le 10 mars à Pantin, dans le cadre d'un Forum "imagination de la banlieue".
Allez, c'était un beau dimanche de campagne!

vendredi, 23 février 2007

Lu dans la presse : Deux élus Verts en pointe: Baupin, Candelier!

medium_Fluvial.jpgIl y a des semaines où les passages d’élu(e)s verts dans la presse sont plus nombreux et cela fait plaisir.
Plaisir parce qu’ils défendent très concrètement des avancées en matières de transports en commun. Leur travail est réel, obstiné et parfois sans concession.
Le nouvel Obs. Paris brosse le portrait d’un homme et d’une politique au service des transports en commun. Denis bosse dur comme adjoint à la ville de Paris et son travail commence à se voir dans les rues de Paris : couloirs de bus, arrivé du tram T3, études sur les prolongements de tram mais aussi par plus de métro en heures dites creuses. C’est un élu présent et qui compte au sein du STIF dont il est l’un des vice-présidents.medium_baupin.jpg
Nous travaillons ensemble à améliorer le "banlieue à banlieue", dont il a fait, pour la ville de Paris, une des priorités. Voilà un parisien qui pense au-delà du périphérique, c’est nouveau et c’est précieux pour la banlieue. C’est un des aspects absents du dossier de l’Obs., très dense par ailleurs, parce que moins connu de son action, au coté des élus régionaux. Nous travaillons de concert pour la rénovation des RER, les tangentielles, l’amélioration et le développement des bus, la lutte contre le CDGExpress…
L'objectif est clair : améliorer la qualité de vie des franciliens par une hausse de la régularité, des fréquences, baisser la pollution de l'air et les émissions de gaz à effet de serre.
Catherine Candelier est la spécialiste du SDRIF, le schéma directeur de l’Ile-de-France du groupe vert, en tandem avec Guy Bonneau, élu Vert de l’Essonne. Elle travaille à l’aménagement eco-responsable de notre région et s’est tout naturellement investie dans le développement du fluviale. Dans 20 minutes, elle donne ce matin un entretien sur ce sujet. Elle est vice-présidente du port autonome de Paris et défends avec ardeur le développement de ce mode de transport pour les passagers comme pour les marchandises ou autres granulats de chantier. Défendre, cela veut dire concrètement pour elle : présenter des amendements budgétaires dans le cadre du budget de notre région, promouvoir le canal Seine-Nord, organiser une table-ronde sur ce sujet dans le cadre du Conseil Régional, être présente au CA du port autonome…et elle n’oublie jamais de me faire porter au STIF des revendications sur le fluvial…
C’est donc mon coup de chapeau a deux élu(e)s verts qui agissent concrètement pour la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de leur mandat !
Alain

Je vous invite à retrouver le dossier sur Denis Baupin dans les kiosques ou à cette adresse : parisobs.com et le Blog de Denis à l'adresse suivante : www.denisbaupin.fr

Catherine Candelier sur son blog
Son entretien dans 20 minutes : http://www.20minutes.fr/articles/2007/02/23/20070223-Pari...
et retrouver le reste du dossier: La circulation fluviale a le vent en poupe.

Hisser haut. L'Ile-de-France est en tête des classements régionaux de trafics fluviaux en matière de frêt, selon les derniers chiffres de l'établissement public Voies navigables de France. Transports de déchets ou de passagers ne sont pas en reste. « Le trafic fluvial est en plein essor depuis trois ou quatre ans, après plusieurs décennies difficiles », selon Catherine Candelier, vice-présidente du Port autonome de Paris.
la suite : "http://www.20minutes.fr/articles/2007/02/23/20070223-Par...

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