dimanche, 13 décembre 2009
Allers-retours climatiques
Entre être au coeur des négociations ou suivre les activistes de la justice climatique, les Jeunes Verts ne tranchent pas. Fidèles à la démarche de leurs aînés, un pied dans les institutions, l'autre dans le mouvement social, ils sont présents au sein du Bella Center et du KlimaForum afin d'exprimer leurs attentes, leurs positions, leurs critiques.
Au KlimaForum, les activistes arrivent par petits groupes et les salles se remplissent. Les conférences autour de la critique du capitalisme ont un succès tout particulier. La tendance est d'abord aux témoignages des populations qui souffrent du changement climatique et des solutions qui leur sont proposées par les pays riches.
Les petites îles du Pacifique sont bien sûr les premières impactées. Au Bella Center, Tuvalu a proposé un nouveau cadre de négociation en vue d'obtenir un accord juridiquement contraignant. Faisant face au manque de volonté des autres parties, l'archipel a quitté la table des négociations pour quelques heures. Plusieurs ONGs accréditées, faisant preuve d'une efficacité redoutable, ont élaboré pancartes, affiches et T-shirts pour soutenir Tuvalu. Au KlimaForum, les murs sont tapissés de photos et témoignages de la disparition de l'île, et à chaque tribune, qu'elle soit consacrée à l'agriculture, à la défense des forêts, aux mécanismes de développement propre ou encore à l'économie verte, les délégués des îles sont révoltés et réclament à grands cris plus de mobilisation pour la défense des plus vulnérables. La responsabilité des pays développés est immense dans la disparition de ces îles, et pourtant, le Conseil de l'Union Européenne ne propose que 7,2 milliards d'euros sur trois ans pour soutenir l'adaptation au changement climatique partout dans le monde. Quid de la situation de ces -déjà actuels- déplacés climatiques, qui ont besoin d'un pays-refuge. La campagne mondiale pour les réfugiés climatiques a commencé hier, au coeur du KlimaForum.
En Afrique aussi, l'inquiétude est énorme. Au sein du Bella Center, les pays africains se sentent exclus de la prise de décision car s'ils sont présents dans la salle des négociations, celles-ci prennent place entre deux portes, dans la non-transparence des couloirs. Devant le silence officiel et très certainement volontaire des pays développés, les pays du G77 se déchirent pour s'accorder sur des mesures qui seront probablement rejetées la semaine prochaine, lors de la clôture des négociations. Le KlimaForum pallie les manquements des pays développés, et l'on y discute du rachat des terres par les multinationales venant à l'encontre des droits fondamentaux des communautés locales : respect de leurs cultures, paturages, habitations. Une fois encore, les mécanismes REDD et de développement propres sont critiqués pour leur nature même : vendre des permis d'émissions, c'est privatiser notre atmosphère même, en la distribuant aux gouvernements trop souvent corrompus, aux multinationales, aux grands propriétaires terriens. Loin d'établir une responsabilité équitable entre pollueurs et populations, ces « fausses solutions » permettent aux premiers de tirer avantage des efforts qu'ils ont à effectuer afin de respecter le climat. Jusqu'à, parfois, en être financièrement bénéficiaires.
La fin de cette première semaine est claire : selon le bon mot de notre délégué Noé Pflieger, il s'agit « de communiquer sur le pire, pour exiger le minimum ». Au moins, tout le monde semble officieusement convaincu de la nécessité de préserver le protocole de Kyoto, et la présence active et tellement nécessaire des ONGs au sein même de la conférence garde presque intact notre espoir d'arriver à une issue positive au sommet. Après le temps des témoignages vient au KlimaForum le temps des propositions, et c'est avec impatience que nous souhaitons soumettre les nôtres, pour plus de respect de l'environnement, d'égalité entre les hommes et les femmes, de défense des libertés fondamentales. L'opacité des négociations et l'hypocrisie des pays développés n'ont fait que nous pousser à sensibiliser et mobiliser plus encore en vue de la grande manifestation d'aujourd'hui.
21:57 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, élus locaux, les verts, europe ecologie
mardi, 09 décembre 2008
Du Grenelle à la triste réalité du budget
On se disait qu'après les effets d'annonce, il serait difficile de ne pas agir pour un développement plus durable. A lire!
Entre les actes du gouvernement : la réalité budgétaire et les effets d'annonce, quel gouffre!
Mauvaise lecture à n'en pas douter pour beaucoup!
AA
Ecologie, recherche, rénovation urbaine au palmarès des annulations de crédit
LE MONDE | 09.12.08 | 14h37
e projet de loi de finances rectificative fait apparaître une "bizarrerie" : les annulations de crédits touchent principalement des missions présentées comme des priorités de l'action gouvernementale. Outre la défense, ce sont en effet l'écologie et le développement durable, la ville et le logement, l'enseignement supérieur et la recherche qui sont affectés. Le cas de la défense est particulier. Les annulations d'autorisation d'engagement (2,1 milliards d'euros) s'expliquent par le report du projet de construction d'un deuxième porte-avions.
La recherche et l'enseignement supérieur (- 379 millions d'euros) et l'écologie et le développement durable (- 302 millions d'euros) supportent les deux plus fortes annulations de crédits de paiement. Ces annulations portent sur des crédits qui avaient été mis en réserve mais qui, relève la Cour des comptes, "ne se trouvaient pas sans objet" : "Elles se traduiront par le décalage dans le temps d'un certain nombre d'actions ou de travaux", poursuit celle-ci.
Le collectif budgétaire porte également l'annulation de 120,8 millions d'euros sur le programme "Rénovation urbaine" prévu dans la mission "Ville et logement", qui s'ajoutent aux 33,5 millions d'euros annulés par un décret en cours d'exercice. Ainsi, relève le rapporteur général de la commission des finances, Gilles Carrez (UMP), à l'issue de ce collectif, "les crédits demeurant inscrits sur ce programme s'élèveraient à 74 millions d'euros, soit une réduction de plus des deux tiers par rapport aux crédits votés en loi de finances initiale (227,3 millions d'euros)".
Ce qui amène le rapporteur à formuler une question : "Le décalage est-il dû à la piètre qualité de la prévision de dépense ou, au contraire, résulte-t-il d'une volonté délibérée d "afficher" un montant de crédits jugé significatif lors de la discussion du projet de loi de finances initiale ?"
Une question à laquelle il apporte ce début de réponse : "Dans ces conditions, les crédits de paiement du programme Rénovation urbaine s'analysent finalement moins comme des moyens destinés à l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) que comme un outil supplémentaire de régulation budgétaire, s'apparentant à une seconde "réserve de précaution"." Cette observation vient nourrir les inquiétudes déjà exprimées dans le rapport rendu public fin novembre par le comité d'évaluation et de suivi de l'ANRU, qui mettait en évidence l'importance des retards accumulés.
P. Rr
Article paru dans l'édition du 10.12.08
22:28 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 25 juillet 2008
Nouvel incident au Tricastin: les Verts dénoncent l'absence de transparence
PARIS - Les Verts ont dénoncé jeudi l'absence de transparence en matière nucléaire, après le nouvel incident au Tricastin (Drôme).
"Les Verts dénoncent l'absence de transparence qui reste la règle en matière de nucléaire et condamnent le double langage du gouvernement", affirme dans un communiqué Jean-Louis Roumégas, porte-parole national des Verts.
L'organisation écologiste demande que "les mesures promises par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo sur les nappes phréatiques près de l'ensemble des centrales nucléaires soient réalisées et publiées, en particulier sur le site de Tricastin".
Un quatrième incident en quinze jours a affecté la filière nucléaire française, avec la contamination à faible dose mercredi matin de cent employés de la centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme), incident qu'EDF a déclaré "sans gravité".
(©AFP / 24 juillet 2008 18h01)
17:47 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Les Verts, nucléaire, Tricastin
dimanche, 25 novembre 2007
Aulnay-sous-Bois, Amiante : agir vite et bien!
Les associations ont fait un travail remarquable pour que soit reconnu la pollution environnementale due à l'amiante et les maladies qui lui sont liées.
Ce samedi sur France 3, un reportage faisait le point sur l'avancement de cette trop longue et tragique affaire. Au coeur de ce dossier, quel type de dépollution de l'usine? Au rabais comme la préfecture et la municipalité le proposent ou par une mise sous bulle comme les associations le réclament avec le soutien des Verts.
Mon aulnay donne des liens sur ces reportages. Edifiant!
16:55 Publié dans Aulnay-sous-Bois, Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aulnay-sous-Bois, CMMP, amiante, Les Verts
lundi, 22 octobre 2007
Aulnay-sous-bois : l'urgence écologique sur le marché!
Nous étions sur le marché de la Gare ce dimanche pour dialoguer avec les aulnaysiens autour des enjeux environnementaux : changement climatiques et lutte contre les gaz à effet de serre, biodiversité et utilisation des pesticides...pour un grenelle de l'environnement utile.
Les interpellations ont été nombreuses sur des sujets très divers : le recyclage dans les établissements scolaires ou plutôt l'absence de recyclage dans des lieux fort utilisateurs de papier, les agrocarburants et la position des Verts, le vélo en ville et son actualité parisienne, l'action des Verts au conseil régional pour la survie des abeilles, les futures municipales...Nous y reviendrons plus en détail.
Nous proposons 13 propositions pour une action immédiate et concrète dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, je vous les redonne ici : n'hésitez pas à réagir!
1. Un programme pluriannuel d’investissement massif pour le fret ferroviaire et fluvial, financé par une pollu-taxe sur les poids lourds et le transfert des budgets prévus pour des projets autoroutiers.
2. Réduction de 10km/h des vitesses autorisées sur route pour limiter la consommation de carburant et, donc, les émissions de gaz à effet de serre.

3. Plan national d’isolation des logements anciens. Pour chaque transaction immobilière, obligation de travaux de rénovation, avec l’aide de l’État, pour atteindre une consommation maximale de 80 kWh/m2/an. Pour le bâti neuf : dès 2012, la signature de tout permis de construire sera conditionnée à une consommation maximale d’énergie de 50 kWh/m2/an.
4. Dans chaque commune, pays ou agglomération, adoption d’un "Plan Climat" territorial, définissant les mesures pour réduire localement les émissions de gaz à effet de serre.
5. Interdiction des cultures OGM de plein champ et destruction des cultures illégales, dans l’attente d’un débat public contradictoire et de l’adoption d’une loi sur les biotechnologies réglementant la production en milieu confiné et assurant la protection des cultures conventionnelles et biologiques contre toute pollution génétique. Moratoire sur les agrocarburants.
6. Interdiction d’ici 2009 de toutes les substances cancérigènes, mutagènes et repro-toxiques (CMR). Pour réduire l’usage des pesticides, instauration d’une taxe à hauteur de 50% du prix, qui financera un programme national d’aide à l’agriculture biologique, dont le cahier des charges exclut le recours aux pesticides chimiques de synthèse.
7. Dans l’attente d’une réforme de la Politique agricole commune, la France doit appliquer des règles plus strictes de conditionnalité environnementale pour réorienter les aides publiques vers les systèmes "les plus durables".
8. L’application du principe pollueur-payeur et l’instauration d’un bonus-malus budgétaire et fiscal favorable à la nature et l’environnement pour tout aménagement et activité, de l’État à la commune.
9. Le renforcement de l’actuel Secrétariat d’État en ministère de plein exercice pour la protection de la nature.

10. Pollueur-payeur : tout producteur est responsable de l’élimination totale d’un produit en fin de vie. Les distributeurs assurent la reprise des biens usagés, gratuitement et sans obligation d’achat de matériel neuf.
11. Réforme des procédures de débat public et d’enquêtes publiques, pour renforcer l’examen contradictoire des projets. Réforme des procédures et des contrats de délégation de service public et lutte contre la corruption.
12. Instauration d’un taux de TVA réduit sur les produits propres et plus élevé sur les produits nocifs pour l’environnement.
13. Rendre obligatoire l’évaluation par l’État et les collectivités de l’impact de leurs décisions sur l’environnement et imposer que les investissements publics contribuent à la lutte contre le réchauffement.
13:30 Publié dans Aulnay-sous-Bois, Conseil Régional, Environnement, Transport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aulnay-sous-Bois, Grenelle de l'environnement, les Verts
samedi, 20 octobre 2007
Energies renouvelables : à qui le tour?
La dernière commisison permanente du Conseil Régional a apporté son aide à 100 particuliers pour l'équipement en Chauffage solaire, pour l'installation d'une toiture végétalisée…
Depuis 2006, la Région a aidé 754 particuliers à installer des équipements luttant contre l’effet de serre. C'est à la suite d'une proposition des Verts que ces aides ont été apportées
La Région vient de voter l’attribution d’une subvention à cent particuliers qui ont choisi d’équiper leur logement avec des installations utilisant des énergies renouvelables. Parmi eux, des aulnaysiens, qui malgré l'absence d'information dans le journal municipal ont su trouver l'information. Peut-être avait-il lu ma note ou celle de mon aulnay.
Les énergies nouvelles sont un outil important contre le réchauffement climatique. C’est pourquoi 754 aides aux particuliers ont été débloquées depuis l’adoption par la Région du plan énergie en 2006.
Ces aides sont un véritable coup de pouce à l’installation d’un chauffe-eau solaire individuel, d’un système solaire combiné ou d’une pompe à chaleur géothermale. La Région incite également les particuliers à installer des capteurs photovoltaïques, pour produire leur propre électricité. Un soutien pour l’installation de toitures végétalisées est également possible. Celles-ci permettent en effet d’isoler les maisons et de récupérer les eaux de pluie.
Je vous communique le montant des aides
- Chauffe-eau solaire individuel (CESI) : une subvention de 50% sur le montant hors taxe (HT) de la main d’œuvre, plafonnée à 900 euros
- Système solaire combiné (eau chaude solaire + chauffage) : une subvention de 50 % sur le montant HT de la main d’œuvre, plafonnée à 1.500 euros, uniquement s’il couvre plus de 25 % des besoins en chauffage
- Capteurs solaires photovoltaïques : une subvention de 50 % sur le montant HT de la main d’œuvre, plafonnée à 1.500 euros
- Pompe à chaleur géothermale : une subvention de 50 % sur le montant HT de la main d’œuvre, plafonnée à 1.500 euros
- Toiture végétalisée : une subvention de 50 % sur le montant Ht de la main d’œuvre plafonnée à 45 euros du mètre carré.
Alors les énergies renouvelables, à qui le tour? Vous pouvez retrouver l'ensemble des démarche et conseil à cette adresse sur le site du Conseil régional.
A retenir : Avec les différentes mesures inscrites au plan énergie, la Région mise sur 35.000 m² de panneaux solaires nouveaux chaque année sur l’ensemble du territoire et 30.000 nouveaux logements raccordés aux réseaux de chaleur d’ici à trois ans.
Vous pouvez retrouver l'intervention de ma collègue Marie-Pierre Digard sur cette délibération présentée par Michel Vampouille à cette adresse.
11:20 Publié dans Aulnay-sous-Bois, Conseil Régional, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Conseil régional Ile-de-France, Energies renouvelables, les Verts...
vendredi, 28 septembre 2007
Dimanche, manif pour les abeilles, contre les OGM.

Actions en jaune et noir pour la protection des abeilles dans l’hémicycle de la Région !
Elles disparaissent par milliards, nos butineuses ! Et avec elles, 20 000 espèces végétales sont menacées. Pour les protéger, les Verts se sont habillés en jaune et noir pour donner à l’hémicycle les couleurs de l’abeille et ont distribué des pots de miel du Gâtinais.
Plus concrètement, Alain AMEDRO a proposé quelques pistes :
- installer une « ruche de bureau » au sein du groupe Verts ;
- mettre en place de ruches sur des bâtiments de la Région ;
- faire du miel récolté un objet promotionnel de la Région ;
- aider la recherche sur les causes de disparition des butineuses ;
- étendre les ruches de l’Agence des Espaces Verts ;
- confier une mission à Natureparif, organisme au service de la biodiversité, sur le sujet.
Pourquoi du miel du Gâtinais ? Parce que ce miel, le plus consommé de France, est aujourd’hui menacé par une parcelle OGM semée à Milly-la-Forêt, au coeur du PNR du Gâtinais où travaillent laborieusement ces discrètes
sentinelles de l’environnement.
Une grande manifestation est organisée
dimanche, à partir de 14 heures, à Milly-la-Forêt (Essonne).
Venez nombreux, et en jaune et noir !
Lire mon intervention...
Retrouvez l'action des Verts au Conseil régional sur la station locale de France 3.
Le collectif"Pas d' OGM dans mon Gâtinais » vous appelle à manifester le dimanche 30 septembre àcontre la politique du fait accompli.
Milly la Forêt
Suite à l’implantation de culture d' OGM en Ile de France, à Milly-la-Forêt, en plein cœur du Parc Naturel Régional du Gâtinais Français, lieu d'exploitations bio et de production du miel bien connu,
Le Collectif "PAS D'OGM DANS MON GÂTINAIS", entend préserver un Parc Naturel exempt d' OGM, comme le souhaitent le Conseil Régional d'IdF ; le Conseil Général de l'Essonne ; et la direction du Parc Naturel.
Rassemblement à Milly-la-Forêt à 14h, le dimanche 30 sept. 07, et manifestation de protestation
Les participants sont invités à s'habiller en noir et jaune, aux couleurs des abeilles !
17:30 Publié dans Aulnay-sous-Bois, Conseil Régional, Environnement, informations gourmandes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, abeilles, OGM.
mercredi, 26 septembre 2007
Abeilles : Miel au menu du conseil régional Ile-de-France

Suite à ma note sur ce blog qui s'intitulait : Et-si-nous-mangions-nos-dernieres-tartines-de-miel? , je me suis demandé comment lui donné une suite concrète. J'ai proposé une question orale pour attirer l'attention des élus régionaux et faire en sorte que la Région soit exemplaire en matière de protection des abeilles. Demain en séance, je poserai la question du groupe Vert avec une série de propositions. Vous pouvez lire la dépeche en fin de note.
A retenir dans votre agenda : un atelier sur les abeilles le 24 octobre à 20H à Aulnay-sous-Bois, retenez cette date!
Publié le 26 septembre 2007 à 17h27
IDF: les Verts du Conseil régional en abeilles
Les élus Verts du conseil régional d'Ile-de-France seront habillés de jaune et noir, couleurs de l'abeille, demain à la séance du Conseil régional, pour attirer l'attention sur les mesures à prendre contre la disparition des abeilles franciliennes.
Le conseiller Alain Amédro proposera au conseil d'installer "une ruche de bureau" au sein du groupe Verts, de mettre en place des ruches sur des bâtiments de la région, d'aider la recherche sur les causes de la disparition des butineuses, précisent les Verts.
Les Verts distribueront à l'ouverture de la séance des pots de miel du Gâtinais.
22:04 Publié dans Conseil Régional, Environnement, informations gourmandes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, abeilles, OGM.
mercredi, 19 septembre 2007
Le rapport Belpomme réveille le gouvernement...et Tartuffe!
Libération de ce jour revient sur le rapport Belpomme que nous avons mis en ligne sur ce site hier soir. La ministre de la justice ne semble pas pressée de répondre positivement à la demande d'un procès pour empoisonnement. A suivre.
Le rapport Belpomme, un pépin pour le gouvernement
Santé. L’Etat voulait minimiser les effets du chlordécone aux Antilles.
Par Renaud Lecadre
QUOTIDIEN : mercredi 19 septembre 2007
Le rapport du P r Dominique Belpomme, rendu public hier, était fort attendu. Pas tant son contenu, qui reprend une littérature abondante - publiée depuis trente ans ! - sur la pollution endémique des Antilles par un pesticide (le chlordécone), utilisé par les planteurs de bananes. Mais plutôt la forme employée par ce cancérologue de l’hôpital Pompidou, qui s’y connaît en agitation médiatique. Son interview, la veille dans le Parisien, évoquant une «catastrophe sanitaire» , a suffi à semer la panique au sein du gouvernement.
Il s’y était pourtant préparé. En août, après avoir pris connaissance des éléments de son enquête, la trop peu connue Mission interministérielle et interrégionale chlordécone, manifestement plus soucieuse de protéger les décideurs publics que les consommateurs antillais, donnait le ton de la riposte : «Attaquer D. Belpomme sur son manque de rigueur, ses approximations et affirmations sans preuve pouvant aller jusqu’à l’imposture, quand il affirme le contenu p urement scientifique de son rapport, pourrait n’être pas de bonne politique, vu la notoriété du personnage et sa capacité de prendre le public à témoin si on le martyrise. La réponse devra donc être indirecte […]. Elle ne doit pas venir de l’Etat mais des chercheurs et instituts attaqués, au risque d’alimenter la thèse qu’ils sont à la botte.»
Diable… Belpomme, dont l’expertise privée a été commandée par une association, Puma (Pour une Martinique autrement), ne méritait pas tant d’honneur. Pour l’essentiel, il réaffirme ce que tout le monde sait déjà : les eaux et les sols antillais sont pollués pour des siècles et des siècles.
Record. Reste l’essentiel : les produits contaminés (légumes, crustacés…) sont-ils dangereux pour l’homme ? Faute d’études épidémiologiques, nul ne le sait à ce jour. Belpomme lui-même se garde d’établir un lien de causalité entre le chlordécone et le record du monde du cancer de la prostate enregistré en Guadeloupe : «Rien ne le prouve», avant toutefois d’ajouter que «cette flambée de cancer n’est pas le fruit du hasard»…
Là, réside peut-être le scandale. «On nous dit d’attendre le résultat des enquêtes épidémiologiques, ça fait trente ans qu’on les attend, peste Harry Durimel, chef de file des Verts en Guadeloupe, auteur d’une plainte pénale pour empoisonnement. Si c’était en métropole, on aurait recherché depuis longtemps les conséquences sur la santé humaine.»
Comble. Le rapport Belpomme a dopé les politiques. Christian Estrosi, ministre des Dom-Tom, a illico annoncé un énième voyage aux Antilles, avec journalistes embarqués, histoire de démontrer par l’image qu’il prend le problème à bras-le-corps. Comble de l’absurde, il se dit favorable à une commission d’enquête parlementaire sur la pollution aux Antilles, alors qu’il avait promis, dans le sillage du cyclone Dean il y a un mois, un plan d’indemnisation des planteurs de bananes, leur permettant de repolluer.
Cette histoire d’enquête parlementaire tourne au gag. L’Assemblée nationale s’était déjà saisie du sujet en 2005 ; son rapport, lavant les pouvoirs publics de tout soupçon, louant le «contrôle vigilant des services compétents». C’était une mission d’information et non une commission d’enquête : le ministère de la Santé avait pu envoyer paître les députés. Un «rapport de camouflage», tonne Victorin Lurel, député-maire de Guadeloupe. En août, il réclamait, au nom du PS, une vraie commission d’enquête.
La garde des Sceaux Rachida Dati vient d’écrire au président de l’Assemblée : une enquête pénale étant en cours, le Parlement ne saurait empiéter sur la justice. «Chef» revendiqué du parquet, elle s’oppose pourtant à la recevabilité des plaintes pour empoisonnement déposées par des associations, jusqu’à se pourvoir en cassation.
Au concours du plus tartuffe, Dati écrase Estrosi.
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/279394....
16:33 Publié dans Environnement, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Désastre sanitaire, Guadeloupe, cancer, pesticide, chlrordécone, Dominique Belpomme.
samedi, 15 septembre 2007
Des discours ecolo, des actes polluants!
A l'occasion de la commission permanente du Conseil régional, les Verts se sont émus des décisions de l'Etat en matière de transports de marchandises. Les ministres parlent de réchauffement climatiques, de lutte contre les gaz à effet de serre et dans le même temps favorisent la fin du fret ferré pour le plus grand profit du tout camion! Combien de camions en plus sur l'autoroute A3?
J'ai alerté sur cette situation en commission transport...voilà le communiqué de presse à l'occasion d'une étude financée par la région, relative au transport ferré de marchandises, entre le Blanc-Mesnil et Aulnay-sous-Bois.
COMMUNIQUE
Le ferré pour prendre la route de vitesse
Le Conseil régional a adopté aujourd’hui en Commission Permanente une étude relative au transport ferré de marchandises, entre le Blanc-Mesnil et Aulnay-sous-Bois.
Alain Amédro, conseiller régional Vert, conseiller municipal d’Aulnay-sous-Bois et président de la commission Investissements et Suivi du Contrat de Plan au STIF, se félicite de ce rapport qui contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à lutter contre la pollution de l’air.
Les Verts au Conseil régional sont attachés à ce que les marchandises soient au maximum transportées par des modes alternatifs à la route. Le « Tout camion » n’est pas une solution durable. Le groupe Verts a déposé en avril 2006 un vœu pour la mise en place d’une Taxation Poids Lourds.
Dans le cadre du grenelle de l’environnement l’ensemble des ONG réclame cette taxation. Elle devrait constituer l’une des mesures qui sortira de ce grenelle.
A l’approche du Grenelle de l’environnement, l’Etat prend des décisions clairement en contradiction avec les discours sur le nécessaire développement du fret ferré et fluvial : 262 gares SNCF devraient fermer au transport de marchandises, aux wagons isolés.
Alors que tout le monde a, enfin, intégré la réalité du réchauffement climatique, alors que le Président de la République a annoncé son souhait d’augmenter de 25% en 5 ans la part du fret non routier, ce décalage entre les actes et les discours est consternant.
08:50 Publié dans Aulnay-sous-Bois, Conseil Régional, Environnement, Transport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Fret SNCF, Alain AMEDRO, Les Verts




