vendredi, 20 mars 2009

Vidéo-surveillance : comprendre les enjeux

605179421.jpegVidéosurveillance et espaces publics.

État des lieux des évaluations menées en France et à l’étranger. Octobre 2008


Tel est le titre de l'étude de l'institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France. Je vous propose d'en prendre connaissance. Elle permet de prendre mieux conscience des enjeux de cet "outil". Le débat a été relancé avec sérieux par le blog Monaulnay sous la plume électronique de Jean-Marc Engelvin.

Je vous mets l'eau à la bouche en vous transmettant la présentation et la synthèse de cette étude.

Principalement utilisées jusqu'ici dans des espaces privés (banques, résidences privées, centres commerciaux), les caméras de surveillance le sont aujourd'hui aussi dans nombre d'espaces publics ou à usage public. En France, portée par un marché de la sécurité florissant et valorisée par des politiques d'État, cette technologie s'est imposée comme un moyen incontournable aux yeux des maires pour assurer la sécurité dans leur ville (rues, places publiques, squares). Et pourtant, aucune étude évaluative de la vidéosurveillance dans l'espace public n'a été conduite permettant d'en mesurer les capacités préventives et/ou répressives (identifier et améliorer le travail d'élucidation des services de police). On peut d'autant plus légitimement regretter l'absence d'évaluation française, comme la faible diffusion des études conduites ailleurs notamment outre Manche, que cet outil est financièrement coûteux et qu'il n'est pas sans risques pour les libertés individuelles. Cette étude montre d'ailleurs comment l'essor rapide de la vidéosurveillance rend obsolète le cadre juridique qui encadre depuis 1995 les usages de la vidéosurveillance et présente les récentes propositions formulées pour renforcer la protection des libertés individuelles.
295026663.jpegS'appuyant sur les travaux évaluatifs réalisés à l'étranger, dont les méthodes d'analyse et les principaux résultats sont succinctement analysés, cette étude dégage plusieurs enseignements. L'efficacité dissuasive de la vidéosurveillance est très variable selon le type d'espace et le type de faits. Elle n'a notamment aucun impact sur les délits impulsifs et ceux commis par des personnes sous l'emprise de drogues. Elle dissuade peu les délinquants qui adoptent des mécanismes de dissimulation et des stratégies d'adaptation à l'outil. La faible efficacité dissuasive de l'outil tend d'ailleurs, de plus en plus, à le transformer en un outil de police judiciaire voire en "une machine à tout faire" qui nuit à son efficacité.
1949283966.jpegCette étude apporte ainsi un éclairage sur les effets préventifs et répressifs d'une technologie dont, en France, on sait aujourd'hui peu de choses.


C'est ici

mercredi, 18 mars 2009

Europe Ecologie dans la rue le 19 mars !

2116409119.jpgNous serons présents dans les manifestations, lors de points fixes, à Paris et dans les régions le 19 mars.
Nous proposerons la tenue d'un "Bruxelles pour l'emploi" autour de la conversion écologique de l'économie pour une sortie de crise tournée vers 10 millions d'emplois verts, la conversion des grands secteurs productifs et la réduction du temps de travail


Europe Ecologie : le tract , les propositions!

jeudi, 12 mars 2009

Aulnay-sous-Bois : quelques dossiers en cours

Je reviens dans cette note, publiée en commentaire sur monaulnay, sur un certains nombre de dossiers en cours ou passé. J'ai pensé que cela pourrait vous interesser.
Bonne lecture

Mac Do, CMMP, PLU, quelques éléments de réponses.

Je me permet de rectifier quelques erreurs commises par mon collègue Franck Canarozzo à propos du Mac Do du carrefour de la Négresse, notamment.
Il ne s'agissait pas d'un permis de construire mais d'une déclaration de travaux. L'intervention des associations et de la ville ensuite portait précisément sur cette différence.
En supprimant une dalle (travaux signalés par les associations), Mac Do semblait aller au delà des droits d'une simple déclaration de travaux (aménagement d'une structure existante) pour passer dans des travaux nécessitant un permis de construire parce que touchant à la structure du bâtiment. La justice n'a pas donné droit à la ville mais celle-ci par son premier magistrat (absent) n'a pas fait non plus le maximum à l'époque. Et Mac Do a pu reprendre ses travaux au lendemain des législatives "pour ne pas troubler l'élection". Je reste un opposant à ce type de restauration quelque soit leur lieu d’implantation par les nuisance qu’ils apportent à leur quartier d’implantation.

Sur le CMMP : le prix du terrain a été estimé à 2M5 en absence de pollution par France Domaine, du fait du classement en zone constructible (PLU) et estimé que le prix d'achat (850 000€) était acceptable. Un autre classement aurait permis un prix de rachat bien inférieur.
Une question : Etes-vous sûr que votre tribune dédouanant le CMMP sur ses responsabilités dans la délocalisation de l'école, ne soit jamais utilisée par le CMMP pour ne pas répondre à ses devoirs de pollueurs?

Quant au PLU voté en janvier 2008: il a ouvert de nouvelles zones à construire, ce qui a eu pour conséquences de confronter la ville à des appétits de promoteurs, pas toujours regardant sur les méthodes (Nous en avions discuté), sans qualité architecturale et sans la nécessaire protection du patrimoine. C’est le cas de la rue Jules Princet.Cet aspect n'avait pour le moins pas été anticipé.
J'ai, en lien étroit avec Monsieur le Maire, donner des instruction pour que cela ne soit pas rendu possible avenue Coullemont, Droit de préemption d'un des pavillons notamment qui ne s’est pas avérée nécessaire. Le but : ne pas renouveler les erreurs de la venue du 14 juillet où un immeuble de très forte longueur à vu le jour.

Je pense qu’une ville doit pouvoir évoluer et que nous ne pouvons ni vivre dans un musée ni livrer la ville aux promoteurs.

Pour répondre à une question de Marc Fretter sur la défense des Pavillons, j’ai un discours des plus clairs et transparents auprès des aulnaysiens, loin de toute démagogie, que je résumerai en trois mots : protection, crise du logement, qualité.
· Protection du patrimoine : tout faire pour protéger le patrimoine remarquables, telle que recenser notamment par une étude du CG en lien avec les services de la ville.
· Crise du logement : permettre aux jeunes de décohabiter, permettre aux personnes âgées d’avoir une habitation plus adaptée… par la construction de logement de petits tailles qui s’insère dans le cadre de la rue et notamment en volume,
· Qualité architecturale prenant en compte les critères environnementaux. dans ce domaine, les constructions récentes ne brillent pas par leur exemplarité.

J’ai pleinement conscience de la complexité et des difficultés à mettre en place une politique équilibrée. Je tente d’agir en ce sens.

Voilà les quelques éléments que je voulais partager avec vous, bien cordialement.

Alain Amédro

mardi, 10 mars 2009

POUR L’INSTAURATION D’UN DIALOGUE ENTRE LA CHINE ET LES AUTORITES TIBETAINES

Le drapeau tibétain flotte sur le fronton de la mairie en ce 10 mars 2009. J'en suis très fier!

Aulnay-sous-Bois, le 10 mars 2009



COMMUNIQUE

POUR L’INSTAURATION D’UN DIALOGUE ENTRE LA CHINE ET LES AUTORITES TIBETAINES
La ville d’Aulnay-sous-Bois commémore le soulèvement du 10 mars 1959


Il y a 50 ans le peuple tibétain se soulevait et demandait son indépendance. Ce mouvement de protestation fut réprimé dans la violence le 10 mars 1959 à Lhassa. Depuis, le peuple tibétain subi répressions et exactions de l’armée chinoise malgré une lutte non violente pour faire rétablir son identité et ses droits, pour que sa culture soit reconnue.

A l’initiative du groupe des élus Verts, le 10 avril 2008 le Conseil municipal, par l’adoption d’une motion, décidait que chaque année le 10 mars la ville d’Aulnay-sous-Blois commémorerait ce soulèvement en arborant le drapeau du Tibet.

Par cet acte la ville d’Aulnay-sous-Bois apporte son soutien au peuple tibétain et entend militer pour que le Gouvernement français et les autorités Européennes agissent en faveur de l’instauration d’un dialogue entre les autorités chinoises et tibétaines afin qu’elles parviennent à un accord qui respecte les intérêts et la dignité de chacun.

Toutes les notes