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mardi, 26 février 2008

Ces villes qui renoncent au vote électronique!

56b99e91f4b472744c0b1dbc306a9c5a.jpgEt pourquoi pas à Aulnay?
Je poursuis ma revue de presse sur les ordinateurs de vote pour vous éclairer sur les risques que ces machines font courir à la démocratie...Bonne lecture.
Alain


L'article suivant publié dans l’Union de Reims :

“Pour éviter toute contestation future du scrutin et à cause d’un flou juridique que l’État n’a pas résolu, la Ville est obligée de ressortir les vieilles urnes.

RETOUR à la préhistoire. La ville a annoncé, hier matin, qu’elle renonçait au vote électronique pour les élections municipales et cantonales. « À ce jour, l’État ne nous a pas fourni le cadre juridique indispensable pour pouvoir utiliser nos machines en toute sérénité », a déploré Roger Vache, adjoint chargé de l’organisation des élections. Ce serait donc la faute à l’État et non aux machines. « Elles ont prouvé qu’elles fonctionnaient très bien aux dernières élections présidentielles et législatives. »

Une seule urne par bureau

La décision d’abandon du vote électronique prend sa source au conseil constitutionnel : « Dans une décision qui date du 4 octobre dernier, le conseil a rappelé que, selon le code électoral, « ne peut être mise à la disposition des électeurs qu’une seule urne par bureau ». Impossible à appliquer avec les machines électroniques : « Il nous faut au moins deux machines, soit deux urnes, car le vote électronique permet à des personnes handicapées, notamment malvoyantes, de venir voter sans assistance. Un progrès indiscutable, mais il faut davantage de temps à ces personnes pour voter. Si nous n’avons qu’une machine nous pouvons nous attendre à des queues interminables à l’entrée des bureaux. » La Ville pourrait passer outre l’avis du conseil constitutionnel et installer deux machines, car l’État continue à autoriser le vote électronique. Mais vu le contexte électoral rémois, le maire a préféré choisir la sagesse. Et pour cause : l’écart entre les deux candidats de droite au premier tour pourrait être serré. Il est même envisageable qu’il se joue à quelques centaines de voix. Dans ce cas, le perdant ne manquerait pas d’essayer de faire annuler le scrutin, en s’appuyant sur la décision du conseil constitutionnel.

Éviter un scénario à l’américaine


Même s’il n’y parvient pas, la légitimité du gagnant (si c’est celui de droite au second tour) serait contestée pendant toute la mandature. Bref, Jean-Louis Schneiter ne veut pas prendre le risque d’un scénario à l’américaine, comme lors de la première élection de George Bush. À l’époque, l’écart de voix avait été très faible dans un État, le résultat avait été contesté et cette élection « douteuse » avait poursuivi le président américain pendant tout son mandat. « Il n’est pas question de risquer de prendre en otage un candidat », a souligné Roger Vache. L’État, par l’intermédiaire de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, aurait eu largement le temps de résoudre ce problème. « Elle n’avait qu’une circulaire à prendre. Le dossier est sur son bureau depuis le 18 décembre ». Rien n’est venu et la Ville ne peut plus se permettre d’attendre. « Nous n’avons plus le choix. Il nous faut du temps pour organiser des élections traditionnelles. Il faut trouver du personnel pour tenir 137 bureaux », explique Mylène Ducret, directrice de l’administration générale de la mairie. « Nous sommes obligés de revenir à l’ancien système. Quand on pense que Nicolas Sarkozy poussait au vote électronique, on ne comprend plus rien. »

Catherine Frey”

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