« 2007-10 | Page d'accueil | 2007-12 »
vendredi, 30 novembre 2007
Les citoyens au pouvoir.
Le conseil régional, sous l'impulsion de Marc Lipinski, vice-président vert, aide les innovations démocratique. Des chercheurs parlent de leur travail dans ce domaine dans un article dans libération de ce lundi 26 novembre. Des élus utiles...des chercheurs précieux pour la société tout entière!
Bonne lecture.
Les citoyens au pouvoir !
Michel Callon sociologue, centre de sociologie de l’innovation MARIE-ANGÈLE HERMITTE juriste, CNRS et EHESS FLORENCE JACQUEMOT juriste DOMINIQUE ROUSSEAU constitutionnaliste, université de Montpellier et JACQUES TESTART biologiste, Fondation Sciences citoyennes.
QUOTIDIEN : lundi 26 novembre 2007
Certaines innovations sont diffusées alors qu’elles font l’objet de controverses ouvertes que les élus, incomplètement informés, ne peuvent ni prendre en compte ni relayer. Pourtant, dès que les incertitudes sur l’intérêt et les conséquences des technologies sont importantes, les autorités devraient collecter et discuter les points de vue des simples citoyens au-delà du cercle des experts habituels. A l’évidence, pour qu’il soit argumenté, l’avis des citoyens doit se nourrir des informations les plus complètes possible. La conférence de citoyens, qui combine une formation préalable (où les citoyens étudient) avec une intervention active (où les citoyens interrogent) et un positionnement collectif (où les citoyens discutent en interne puis avisent), apparaît aujourd’hui, et après de nombreuses expériences mondiales, capable de réaliser ces objectifs.
Le prix à payer pour cet exercice démocratique est de le limiter à un petit nombre de citoyens plutôt que de consulter la population entière. Nous proposons une méthodologie précise pour que des gens ordinaires puissent fournir aux élus des avis éclairés, leur permettant d’apprécier complètement une innovation avant d’en promouvoir l’usage. Les observateurs des conférences de citoyens se sont étonnés de la capacité de personnes candides à délibérer sur des sujets complexes en se dégageant des enjeux seulement locaux et immédiats pour proposer des solutions souvent ignorées par les spécialistes et rarement entendues des instances politiques. On est loin de l’hypothèse communément répandue d’un «public irrationnel» qui serait incapable d’apprécier les conséquences réelles de la technoscience… Pourvu qu’elles soient médiatisées, ces procédures améliorent aussi la compétence de toute la population et peuvent rétablir la confiance vis-à-vis des scientifiques et de leurs propositions.
Comment faire entrer ces procédures dans l’ordre juridique et politique pour que les dirigeants, mieux informés des enjeux des technologies et des attentes de la population, puissent tenir compte de ces recommandations ? Avec l’aide du conseil régional d’Ile-de-France (programme Picri), nous avons analysé des expériences internationales de conférences de citoyens, puis nous avons défini des conditions pour que des profanes élaborent librement une position bien informée et représentative de l’intérêt commun. C’est pour rompre avec l’ambiguïté de procédures variées s’autoproclamant «conférence de citoyens» que nous avons adopté la dénomination «convention de citoyens», pour laquelle nous proposons aujourd’hui un projet législatif (consultable sur http://www.sciencescitoyennes.org).
Selon ce projet de loi (fortement résumé ici), la sélection d’une quinzaine de citoyens, profanes par rapport au sujet en délibération et dénués de conflit d’intérêts, est effectuée au hasard mais en assurant une grande diversité (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région d’origine, sensibilité politique…). L’objectivité de la procédure est assurée par cet échantillonnage, par une formation assurée hors de toute influence (anonymat des citoyens) et par le consensus obtenu sur le programme de formation, au sein d’un comité de pilotage riche d’opinions diverses. Afin d’impliquer une instance nationale représentative de la société civile et d’assurer une permanence organisatrice, nous proposons d’instituer, au sein du Conseil économique et social (CES) une dixième section intitulée «Maison des citoyens» qui recevrait les propositions de conventions de citoyens à l’initiative du Premier ministre, du Parlement, des citoyens par pétition ou du CES. Pour assurer le respect de la procédure, la Maison des citoyens met en place un comité d’organisation, composé de ses membres et de personnalités qualifiées, lequel lance un appel d’offres pour l’organisation matérielle de la convention, nomme le comité de pilotage, et publie des «cahiers d’acteurs» présentés par toute personne physique ou morale. Le comité de pilotage comprend des spécialistes de la question posée, représentant le pluralisme des opinions sur la question débattue, et prend ses décisions par consensus. Il établit le programme de formation des citoyens, reçoit les cahiers d’acteurs et distribue une documentation comprenant les positions contradictoires dans cette controverse. La première session de formation présente aux citoyens les connaissances disponibles de la façon la plus neutre possible. Puis une seconde session présente la question en termes d’enjeux contradictoires. Un facilitateur, engagé par le comité, seul interlocuteur permanent du groupe, assure le lien entre les citoyens et le comité de pilotage.
Après cette formation, les citoyens décident du contenu du débat public (questions à traiter et personnes à interroger). Finalement, ils délibèrent pour établir leurs recommandations, soit par consensus, soit en rédigeant des opinions dissidentes. Ces recommandations sont publiques et font l’objet d’un débat parlementaire avec vote d’une résolution où toute divergence des élus avec les recommandations des citoyens devra être motivée. Toute la procédure doit être filmée à l’exception des moments de délibération, les films, conservés au CES, étant accessibles au public. De plus, toute convention de citoyens fait l’objet d’une évaluation par deux experts désignés par le comité d’organisation.
Aujourd’hui, le métier de citoyen doit pouvoir s’exercer en dehors des moments électoraux et des formes associatives. A condition que cet exercice soit institutionnalisé et organisé, car il serait vain – et dangereux – de prétendre que l’on naît citoyen. Les conventions de citoyens répondent à ce souci d’établir un nouveau lien démocratique. Nous espérons que les parlementaires voudront bien s’emparer de cette proposition de loi.
http://www.liberation.fr/rebonds/293697.FR.php
07:20 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Les Verts, Conseil régional, Marc Lipinski.
jeudi, 29 novembre 2007
Aulnay-sous-Bois aidée par le conseil régional

IdF : crédits de la Région pour le renouvellement des quartiers populaires
AFP 29.11.07 | 19h59
La Région Ile-de-France a voté jeudi 6,5 M EUR de crédits pour aider au renouvellement urbain des quartiers populaires, dans le cadre de la convention passé entre la Région Ile-de-France et l'ANRU.
Ces aides de la Région vont servir pour des opérations situées à la Goutte d'Or (XVIIIème), Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), au quartier de 4.000 à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), au quartier du Franc Moisin à Saint-Denis, à Stains (Seine-Saint-Denis), Argenteuil et Garges-les-Gonesse (Val d'Oise), Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
D'autre part, la Région a voté des subventions d'un montant total de 7,4 millions d'euros pour la rénovation de plusieurs gares franciliennes: Trilport, Avon (Seine-et-Marne), Villepreux, Les-Clayes-sous-Bois, Versailles Rive Gauche, Fontenay-le-Fleury, Achères Ville (Yvelines), Yerres (Essonne), Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Villepinte (Seine-Saint-Denis) et Franconville (Val d'Oise).
Plusieurs subventions ont été décidées pour développer et aménager le transport de fret fluvial en Ile-de-France.
Elles vont permettre l'extension du terminal à conteneurs de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine (6 millions d'euros) et le début des travaux d'aménagement nécessaires au développement d'un terminal conteneurs sur le port de Bruyères-sur-Oise, dans le Val d'Oise (2,1 millions d'euros).
Enfin, Michel Vampouille, vice-président Verts chargé de l'environnement et du développement durable, a fait voter 7,8 millions d'euros de crédits pour développer pistes cyclables et réseaux verts.
23:21 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Conseil régional Ile-de-France, Les Verts, Aulnay-sous-Bois
dimanche, 25 novembre 2007
Aulnay-sous-Bois, Amiante : agir vite et bien!
Les associations ont fait un travail remarquable pour que soit reconnu la pollution environnementale due à l'amiante et les maladies qui lui sont liées.
Ce samedi sur France 3, un reportage faisait le point sur l'avancement de cette trop longue et tragique affaire. Au coeur de ce dossier, quel type de dépollution de l'usine? Au rabais comme la préfecture et la municipalité le proposent ou par une mise sous bulle comme les associations le réclament avec le soutien des Verts.
Mon aulnay donne des liens sur ces reportages. Edifiant!
16:55 Publié dans Aulnay-sous-Bois , Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aulnay-sous-Bois, CMMP, amiante, Les Verts
lundi, 19 novembre 2007
CDG Express, projet coûteux, nuisible et sans avenir
Communiqué de Denis BAUPIN et Alain AMEDRO concernant le lancement de l’enquête publique sur le projet CDG Express
« Mobilisons-nous contre CDG Express, projet coûteux, nuisible et sans avenir »
L’enquête publique sur le projet de liaison ferroviaire directe entre Paris et l’aéroport de Roissy débutera le 19 novembre.
Passant outre l’avis de la Région – qui a fait part de son opposition au projet dans le nouveau Schéma Directeur – et les réserves exprimées par diverses collectivités dont la Ville de Paris, l’Etat choisit à nouveau le passage en force.
Denis BAUPIN, adjoint (Verts) au Maire de Paris chargé des déplacements et vice-président du STIF, et Alain AMEDRO, conseiller régional (Verts) et président de la commission des investissements du STIF, dénoncent ce projet :
- d’un coût pharaonique de 600M€, somme qui serait mieux utilisée à améliorer les transports publics accessibles à tous, notamment en Seine-Saint-Denis, territoire en mutation économique et sociale.
- qui instaure des transports publics à 2 vitesses puisque seuls les voyageurs capables de débourser 16€ pour un trajet bénéficieront de ce projet élitiste.
- qui ne répond en rien aux besoins de déplacement des habitants de Seine-Saint-Denis et des 85.000 employés de la plate-forme de Roissy et fera obstacle aux projets alternatifs d’amélioration de cette desserte par d’autres modes de transport qui seraient en concurrence avec le CDG Express (par ex. une voie réservée aux bus et taxis sur l’A1, qui rendrait un grand service à un coût infiniment moindre)
- qui prétend ne rien coûter en argent public par la magie du partenariat public-privé, mais repose en réalité sur des prévisions de trafic manifestement surévaluées, basées sur des augmentations du trafic aérien incompatibles avec la protection des riverains (couvre-feu prévu au SDRIF), avec l’augmentation du prix du pétrole et avec la maîtrise du trafic aérien indispensable pour lutter contre le changement climatique. Ce projet ne sera pas viable sans subventions publiques, au détriment d’autres projets plus utiles.
- qui obère toute possibilité de requalification de la Porte de la Chapelle et de son échangeur autoroutier faisant barrière entre Paris et la Plaine St Denis du fait du refus de l’Etat d’enfouir le viaduc ferré qui cisaille la Porte et qui sera emprunté par CDG Express
- qui rendra impossible le développement de plates-formes de fret ferroviaire dans le nord-est parisien, projet pourtant indispensable pour réduire la circulation des poids lourds en zone agglomérée
Denis BAUPIN et Alain AMEDRO appellent donc les Franciliens à se mobiliser contre ce projet à l’occasion de l’enquête publique.
Promoteurs de la rénovation du RER B financé par le STIF et non par l’Etat contrairement aux engagements pris auprès des habitants du 93, les élus Verts exigent du gouvernement qu’il mobilise les fonds nécessaires à l’amélioration des transports publics accessibles à tous, conformément aux engagements pris par le Président de la République lors du Grenelle de l’Environnement.
13:58 Publié dans Aulnay-sous-Bois , Conseil Régional , Transport | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RER B, CDGexpress, Baupin, Amédro, Transport, financement, Conseil régional Ile-de-France
mardi, 13 novembre 2007
Aéroville : projet dangereux.
Les enquêtes publiques se multiplient avec plus ou moins de publicité et plus ou moins de fréquentation. J'ai écrit au commissaire enquêteur pour m'opposer au projet dit Aéroville, de très grande surface commerciale à quelques kilomètres de notre commune et de nos commerces de proximité. Embouteillages, concurence avec le commerce de proximité au programme de ce nouveau programme qui vient s'implanter dans un contexte de saturation commerciale. C'est un projet dangereux en terme d'aménagement de notre Région.
Je vous propose de lire ma lettre et celle de Mireille Ferri, vice-présidente du Conseil Régional en charge de l'aménagement, très opposée également à ce projet.
Beaucoup de travail en ce moment avec lundi 19 novembre l'ouverture de l'enquête publique sur le CDGExpress.
N'hésitez pas à réagir en faisant des commentaires, propositions...
18:40 Publié dans Aulnay-sous-Bois , Conseil Régional , le PLU | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aulnay-sous-Bois, aéroville, Les Verts
PLU : participation à l'enquête publique.

Le site de mon aulnay donne des informations sur les interventions des associations sur le PLU et de ma participation à l'enquête publique.
Je vous invite à lire cette note.
Alain AMEDRO
12:10 Publié dans Aulnay-sous-Bois , le PLU | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aulnay-sous-Bois, Le PLU, environnement, Les Verts
lundi, 12 novembre 2007
Au SDRIF citoyen/nes francilien/nes!
Paris, le 12 novembre 2007
APPEL A LA MOBILISATION SUR L’ENQUETE PUBLIQUE SUR LE SDRIF
L’Ile-de-France de demain se décide aujourd’hui Donnez votre avis !
L’enquête publique relative au projet de Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) est ouverte depuis le 15 octobre et s’achèvera le 8 décembre. Le projet de Schéma directeur a été élaboré en association avec l’Etat. Au terme d’une concertation de deux ans, qui a mobilisé tous les acteurs du territoire, il a recueilli l’avis favorable de 5 départements et du Conseil Economique et Social Régional.
Pour la première fois, la Région élabore son Schéma directeur, c’est-à-dire qu’elle « dessine » l’Ile-de-France de 2030. Le précédent SDRIF avait été imposé sans concertation par l’Etat en 1994 aux collectivités locales, qui avaient toutes fait part d’un avis défavorable. Son bilan, après plus de 12 ans d’application, est sans surprise plutôt négatif : accroissement des inégalités sociales et territoriales, paupérisation, perte d’espaces naturels et agricoles, empreinte écologique accrue.
Cette enquête publique sur le SDRIF est un moment important : les Franciliens et Franciliennes peuvent exprimer leur opinion sur le document qui déterminera l’avenir de leur territoire. Il en va de leurs futurs emplois, logements, transports, loisirs… de leur futur mode de vie.Les principaux objectifs du Schéma directeur sont :- une réduction des inégalités sociales, territoriales et environnementales
- une production accrue de logement (60 000 par an) et notamment de logements sociaux (30 % à terme)
- un rééquilibrage territorial en faveur de l’emploi dans l’Est de l’agglomération et dans les territoires prioritaires en difficulté
- une priorité aux transports en commun banlieue-banlieue avec la réalisation nécessaire de nombreux projets de tramways (et notamment le T4 vers Clichy-sous-Bois), de lignes de bus, d’une nouvelle infrastructure autour de Paris (Arc Express)…le refus du CDGExpress!
- une préservation et une valorisation du patrimoine naturel (préservation des terres agricoles, des espaces naturels et forestiers, de la biodiversité…), en même temps qu’une adaptation nécessaire au dérèglement climatique et à la crise énergétique à venir
- une densification de l’urbanisation de manière à éviter l’étalement urbain, source de nombreuses pollutions et de gaz à effet de serre.
Aujourd’hui, le projet de SDRIF adopté par le Conseil régional le 15 février 2007 fait l’objet d’une offensive de la part du gouvernement qui voudrait imposer sa vision du devenir de l’Ile-de-France. La droite veut plus d'autoroutes, de routes...condamnant la vision écologiste de la Région!
Pour toutes ces raisons et parce que c’est un moment de démocratie essentiel, il est important que les Francilien-nes donnent leur avis en écrivant à la commission d’enquête, en déposant une contribution dans l’un des registres d’enquêtes, ou en allant rencontrer un commissaire enquêteur lors d’une permanence.
Vous trouverez toutes les informations utiles ainsi que tous les documents mis à l’enquête sur le site www.iledefrance.fr/sdrif-enquetepublique ou bien www.sdrif.com
21:00 Publié dans Conseil Régional | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Conseil régional Ile-de-France, Les Verts, Transports, SDRIF
dimanche, 11 novembre 2007
Un sénateur : objecteur de conscience!
Je ne résiste pas à la joie de vous faire partager le portrait du nouveau sénateur vert et alsacien : Jacques Muller.
Pourquoi? parce qu'il est vert mais aussi et surtout parce qu'il est issu d'un mouvement de pensée qui a fait naître mes premières envies d'actions associatives puis politiques : La non-violence. Un mouvement qui se réclame de l'action de Gandhi, Martin Luther-King et qui en France à trouver en Jacques Muller un des écrivains les plus ardents.
Ainsi, j'ai choisi très vite de ne pas faire mon service militaire et de choisir l'objection de conscience. De dire non à un service militaire obligatoire pour faire le choix de 24 mois (le double de temps) dans une association au service de la population.
J'ai un profond respect pour les anciens combattants, pas pour les politiques qui ont décidé de la "grande boucherie" de cette guerre de 14-18. C'est sur cette responsabilité qu'il faudrait revenir en ce 11 novembre.
Bonne lecture.
Jacques Muller, un sénateur très Vert
LE MONDE | 01.11.07 | 15h18 • Mis à jour le 01.11.07 | 15h18
Un de ses fils lui a dit : "T'as pas le style pour le Sénat." Il porte un nom très commun en Alsace, mais le sénateur Muller, produit collatéral de l'ouverture à gauche du président Sarkozy, est atypique. Un écolo, adepte de Gandhi, a été propulsé dans le fauteuil d'un social-libéral, colonel de réserve.
Quand Jacques Muller a hérité du siège de Jean-Marie Bockel, maire ex-PS de Mulhouse, devenu secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, il n'y a pas eu que des heureux. "Une pilule difficile à avaler", admet le député UMP du secteur, Michel Sordi. D'autant plus difficile que l'entrée du maire de Wattwiller au Palais du Luxembourg semblait improbable : dans le Haut-Rhin, il n'était que le numéro trois de la liste PS-Verts aux sénatoriales de septembre 2004, marquées par l'élection programmée de Jean-Marie Bockel.
C'est l'élection surprise de la numéro deux de la liste qui a propulsé Jacques Muller au Sénat. Ce qui lui permet aujourd'hui de pourfendre dans l'Hémicycle la loi Hortefeux sur l'immigration, "instrument de la politique spectacle", ou de s'en prendre aux pannes à répétition de la centrale nucléaire de Fessenheim.
"Par passion du métier", il est resté vingt-sept ans professeur d'économie générale et rurale au lycée agricole de Rouffach. Des années que ses copains de promotion de l'Institut national agronomique de Paris ont mises à profit pour faire carrière dans l'administration. Maintenant, c'est lui qui dispose "d'importants moyens d'investigation" pour continuer sans relâche son combat contre les OGM. Pour les vacances, il n'a rien changé à ses habitudes : camping en famille et Grand Bal de l'Europe, un festival folk dans l'Allier. Au Sénat, "par respect pour l'institution", il porte une cravate.
"Il marche vite", a déjà observé un huissier. Pressé d'apprendre le métier ? Jacques Muller est surtout soucieux de ne pas décevoir. Monsieur le maire est connu en Alsace pour avoir promulgué, en juin 2004, un arrêté interdisant la culture de plantes OGM, annulé deux ans plus tard par le tribunal administratif de Strasbourg. Le maire de Wattwiller a alors assigné le ministre de l'agriculture en justice pour contraindre son administration à fixer un périmètre de sécurité entre une production biologique et une production d'OGM.
Dans la grande tradition des plaideurs qui prévaut chez les Verts, Jacques Muller s'est engouffré dans une brèche juridique. "L'Etat français traite différemment les essais de cultures OGM en plein champ - strictement réglementés - et les cultures OGM commerciales, qui se font dans l'absence totale de règles de protection", explique-t-il. Il dénonce avec fermeté le refus français de transposer la directive européenne sur le contrôle des risques liés aux plantes génétiquement modifiées. "Ce n'est pas une lubie. Je fais mon travail de maire pour protéger un agriculteur biologique", dit-il. Le jugement est très attendu par d'autres maires anti-OGM.
Plaideur oui, mais pas adepte de la désobéissance civile : l'élu ne fait pas partie des groupes de faucheurs sauvages. Il préfère se concentrer sur l'action en justice pour faire avancer son projet de moratoire. "Faucher des OGM en plein jour en prévenant d'abord les gendarmes et les médias, c'est une démarche courageuse. Le faire de nuit en catimini, c'est un acte antirépublicain, une forme de vandalisme", proclame-t-il.
C'est l'engagement pour le tiers-monde qui a poussé cet ancien élève de René Dumont à rejoindre les Verts. A l'approche de la trentaine, il a trouvé sa voie militante et idéologique au sein du Mouvement pour une alternative non violente (MAN). Il a été objecteur fiscal - avant de devenir non imposable. Le soldat Muller a effectué son service militaire en Allemagne, "pour obéir à (son) père", mais s'est déclaré objecteur de conscience. Ce souvenir en ravive un autre, celui de "débats mémorables" sur la politique de défense à la fédération socialiste du Haut-Rhin, dont le jeune responsable était alors un certain... Jean-Marie Bockel.
"Pouvoir mettre en pratique ses idées, c'est le bonheur du maire", dit-il. Ce "radical réformiste", comme il se définit lui-même, a découvert sur le tard les joies de l'action publique. Construire un bâtiment municipal en respectant les règles du développement durable en est une, assure-t-il. Elu sur une liste d'entente communale sans étiquette, il affiche ses convictions dans un village où, comme partout en Alsace, deux électeurs sur trois ont voté pour Nicolas Sarkozy le 6 mai.
"Parler vrai et agir juste" est le credo de cet édile que ses administrés respectent sans partager toutes ses idées. Notamment son discours sur la non-violence, nourri par une foi chrétienne de pratiquant. "Au moins, lui, il ne retournera pas sa veste. C'est un homme intègre", se rassure un habitant de Wattwiller, dérouté que Jean-Marie Bockel soit entré au gouvernement.
Ses amis Verts se montrent d'autant plus élogieux à son égard qu'il n'appartient à aucun courant. Ils le décrivent brillant, modeste, travailleur, loyal, toujours disponible. "J'ai presque envie de remercier Jean-Marie Bockel", ose Djamila Sonzogni, conseillère régionale des Verts. "Ce n'est que justice, il le mérite. Jacques Muller est le meilleur du secteur", affirme Christian Weiss, secrétaire général des Verts en Alsace.
Il est vrai que, pour un parti en perte d'audience dans son berceau, le nouveau sénateur apparaît comme un homme providentiel. "On souffrait d'un manque de relais médiatique. Il permettra de mieux faire entendre les idées des Verts", se réjouit la conseillère régionale d'Alsace Andrée Buchmann, une Verte historique.
Jacques Muller, cinquième sénateur des Verts, veut continuer à vivre simplement, selon le principe de décroissance qui l'a conduit à réduire ses désirs de consommation au profit d'une "sobriété heureuse". "Il va toujours à la mairie à vélo", précise sa femme, Christine.
"C'est l'action et non le fruit de l'action qui importe. Vous devez faire ce qui est juste (...). Vous ne saurez peut-être jamais ce qui résultera de votre geste, mais si vous ne faites rien, il n'en résultera rien." Il avait reproduit cette pensée de Gandhi sur sa carte de voeux pour l'année 2006 et la méditait après son score "décevant" aux élections législatives du mois de juin - 7,8 % - quand Jean-Marie Bockel l'a appelé pour lui annoncer que le fruit était tombé.
Adrien Dentz
20:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Muller, Gandhi, Les Verts
jeudi, 08 novembre 2007
Amiante : la pollution environnementale est avérée.
J'ai participé le 22 avril 1999 à mon premier conseil municipal. Ma première question orale a été consacrée au problème de l'amiante sur notre ville. Je suis intervenu sur la façon dont le lycée Georges Brassens faisait l'objet d'une décontamination de l'amiante à ciel ouvert : feux dans la cour, problème de l'absence de confinement, chantier interrompu, sécurité des ouvriers non respectée. J'avais écrit et téléphoné à la Caisse régionale d'assurance maladie d'Ile-de-France, téléphoné à l'inspection du travail qui m'avait confirmé les difficultés du chantier.
Ensuite, je suis régulièrement intervenu pour alerter la municipalité sur les dangers du site rue de Mitry. J'ai dialogué avec les associations, dans le respect de leur indépendance, me faisant l’écho de leurs demandes, démarches. mes premières interventions ont fait l'objet de raillerie de la part de la municipalité, je faisais du catastrophisme, les associations étaient emportées par leurs sentiment de parents d'élèves. Les comptes rendu de ces conseils municipaux en témoignent!
La municipalité n'a pas la fibre écologique et cela se sent dans le traitement tout au long de ces très longues années de l'usine d'amiante rue de Mitry: minimisation des risques, absence de mise en place du principe de précaution.
J'ai de mon coté interpellé le président de la Région, qui a accepté de financer une étude épidémiologique si cela pouvait être utile. Nous en avons parlé à plusieurs reprises avec les associations pour étudier les meilleurs moments de cette étude. La compétence en matière d'urbanisme et donc de bâtiment en péril est de la compétence de la commune, la région ne pouvait pas faire plus, à mon grand regret, vue l'inaction de la municipalité à cette époque.
J'ai mobilisé les élus régionaux et les élus Verts en particulier. Yves Frémion, spécialiste de l'amiante, ancien député européen qui a agit sur ce sujet au parlement européen et venu à Aulnay-sous-Bois. Le journal des Verts s'est fait à deux reprises l’écho de cette action locale aux incidences nationales.
Dominique Voynet, sénatrice de Seine-saint-Denis, est venue soutenir la démarche des associations et elle a interpellé à son tour les ministères de la santé et de l'environnement.
Je me suis ainsi réjoui que le déplacement de l'école est enfin lieu, témoignant d'une prise de conscience tardive mais réelle de la municipalité face au danger de l'amiante et
à la mobilisation des associations.
Sur ce dossier, j'ai eu et mes collègues de l'opposition avec moi, une attitude particulièrement responsable. Un journaliste me reprochait presque d'avoir été aussi responsable, si peu polémique sur ce dossier. L'intérêt de la population doit primer. C'est pourquoi, j'ai regretté la polémique engagée par un adjoint sur le site de mon aulnay.
Mais aujourd'hui, c'est la reconnaissance de la pollution environnementale de l'usine d'amiante qui est particulièrement importante. C'est une première juridique particulièrement cruciale pour les familles et pour tous ceux qui tentent depuis des années de faire reconnaitre ce type de pollution.
Mon aulnay met en lien les derniers articles paru hier dans le journal 20 minutes. Saisissant!
Mais revenons sur le début de cet article et sur ce que m'a appris la décontamination du chantier du Lycée en 1999 : il faut un protocole des plus précis sur les aspects sanitaires pour les ouvriers et environnementaux pour les riverains et au delà, une entreprise spécialisée dans ce domaine et un confinement totale de l'installation, c'est à dire une mise sous bulle, avec sécurisation et surveillance du chantier. Je n'ai eu de cesse de réclamer une décontamination haut de gamme et non au rabais. L'action continue!
07:05 Publié dans Aulnay-sous-Bois | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aulnay-sous-Bois, développement durable, amiante, Les Verts
mercredi, 07 novembre 2007
Ordinateurs de vote : une disparition programmée!
Lors du dernier conseil municipal et suite à ma note où je vous apprenais le passage de 38 à 51 bureaux lors des élections sur notre ville. J'ai interpellé le maire sur cette question des ordinateurs de vote. Le maire a indiqué avoir entamé une réflexion sur le vote électronique. Une note très complète a été dressé par l'association Aulnay Citoyen, je vous invite à la lire et à vous faire une opinion sur le sujet.
Je reste persuadé que le disparition des ordinateurs de vote est programmée du fait de l'absence de vérification du vote par l'électeur. Faut-il pour autant se battre pour un ordinateur couplé avec l'édition d'un bulletin de vote qui rendrait un comptage papier éventuellement possible? Il semble que NEDAP dont les machines actuelles sont périmées compte bien sur ce système pour se refaire une santé. Mais des questions restent entières : comment se fera le recomptage? Ce fera t-il sur l'ensemble des bulletins ou des bulletins pris de façon aléatoire? A la demande de qui?
Le loobing sur nos députés a encore de beaux jours mais dans l'ensemble des forces politiques monte un rejet de ce mode de vote, quels que soient les aménagements apportés!
Il nous faut ainsi poursuivre et approfondir notre réflexion sur cette question qui touche au fondement de notre démocratie : le vote!
J'ai commis ici une petite erreur sur l'aspect obligatoire d'un isoloir pour 300 electeurs, la loi a écarté les bureaux possédants un ordinateurs de vote. C'est à dire qu'elle a mis en place un droit dérogatif. Cette erreur a été reprise par un site internet et une feuille hebdo, sans citer sa source, mais je me devais de rectifier cette erreur. Le reste de mon information était non seulement une exclusivité mais était exacte!
13:30 Publié dans Aulnay-sous-Bois , machine à voter | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aulnay-sous-Bois, machine à voter, Aulnay Citoyen, Les Verts


