Ecolo


Je vous propose ce portrait dressé par un copain journaliste,
Conseiller régional Vert,

Conseiller municipal d’Aulnay-sous-Bois (93)Ecologiste, humaniste, démocrate pratiquant...

Agir concrètement

Quand Alain Amédro explique son engagement politique, il évoque l’action menée par ses parents, notamment en direction des associations caritatives. « J’ai rencontré très jeune un concentré de souffrances : solitudes, chômage, rejets, racisme, sexisme… Ça forme des convictions, une volonté d’agir concrètement. »
A 17 ans, il devient animateur, puis directeur, des séjours d’été d’une association d’éducation populaire. « Voir des enfants rester l’été sans activité me révoltait. Je me suis lancé dans les diplômes pour pouvoir donner des vacances aux gamins de notre ville. » Il y développe son goût pour l’éducation et le travail en équipe. « Je m’occupais des jeunes en juillet et finançais mes études en août, en travaillant aux caisses d’une grande surface ».
Quelques années plus tard, il devient professeur d’histoire-géo, en Zone d’Education Prioritaire. Avec une équipe, il met sur pied une « classe de mer environnement » pour les élèves de 6e. « Le regard des enfants sur la mer, leur découverte du phénomène de marée, des animaux… C’est un moment unique. »
Cette passion pour l’environnement, il en fait un engagement politique à partir de 1993. Il venait de participer à une action pour sauvegarder une vallée cévenole, menacée par des promoteurs. « Je me suis dit qu’on ne devait pas se contenter de râler et j’ai rejoint avec des copains les Verts. » Il y allie ses convictions sociales et environnementales. « Notre mode de développement provoque un nombre toujours plus important d’asthmes chez les tous jeunes enfants, il dépersonnalise les individus et nie trop souvent les facultés des uns et des autres à inventer. »
Un choix qui l’amène, de 1999 à 2001, à exercer la fonction de secrétaire des Verts de Seine-Saint-Denis et à mener plusieurs batailles politiques : municipales de 1995 et 2001, cantonales de 1998, législatives de 2002, contre la 3e piste du Bourget et l’extension de Roissy en 1996/1997...
Il rencontre Didier Segal-Saurel, vice-président du conseil général, qui l’engage en 2001 comme chargé de mission aux transports. En 2004, il devient conseiller régional et vice-président du Syndicat des Transports d’Ile-de-France.
Depuis la décentralisation du STIF en mars 2006, il est devenu président de la très importante commission des investissements et du suivie du Contrat de Plan. Sa marotte : le RER B, qu’il emprunte tous les jours.
Et son hobby, la communication. Il est rédacteur en chef de « l’Ecorégion* », le trimestriel des éluEs VertEs au Conseil régional. Objectif : « agir concrètement », toujours.